Né à Milan en 1962, Luca PIGNATELLI étudie
l’architecture. De cette expérience, l’artiste
garde une approche architecturale de l’image incluant un monde
moderne déjà menacé. L’utilisation de
bâches ferroviaires comme support déclanche un décalage
entre l’image et la perception du tableau, inscrivant l’œuvre
dans la filiation du « ready-made » aidé. Ses
sujets de prédilection, les images d’icônes, figures
de divinités grecques, ruines antiques ou modernes déjà inscrites
dans l’histoire, sont posés en grisaille ou sépia
sur la toile. Des « machines », locomotives à vapeur,
avions de guerre, cargos, fiertés nostalgiques d’une
modernité vénérant la technique, prennent des
allures fantomatiques dans des paysages enneigés, enfumés.
Luca PIGNATELLI réalise ses premières expositions personnelles à la
fin des années 80 en Italie, et dès 1991, l’exposition
au Leighton House Museum à Londres marque le début
de sa carrière internationale. En 1999, il expose à la
fondation Mudima de Milan, accompagné de textes d’Achille
Bonito Oliva, l’année suivante à New York, avec
les écrits de Donald Kuspit. Entre 2001 et 2005, il participe à de
nombreuses expositions à Madrid, Berlin, Rome, San Francisco,
New York et Paris.
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