Frédéric Daviau - Aménagements
au désert
Les dessins que je réalise sont autant d'occasions offertes à notre
capacité de dilatation. Ils ouvrent sur une "immmensité intime" dont
nous sommes porteurs.
Le paysage nait de cette aspiration et la construction d'un désert
s'impose comme une nécessité de "s'en sortir".
Le dessin est ce désert.
Si je prends une page blanche, ce n'est pas un objet, c'est déja
de l'étendue.
Tous gestes et dessins viennent en battre la mesure, l'arpenter de
façon dansante et rythmique.Je dessine parce que je ne sais
pas danser autrement.
Les dessins sont réalisés en atelier sans documents d'aucune
sorte.
Ils ne renvoient à aucun lieu précis.Ils s'y condense
seulement les espaces vécus qui m'ont nourri d'une rêverie
profonde.
Il n'y a ni routes, ni bâtiments, ni figures dans mes paysages.Si
il y a une forme végétale, c'est dans son être
pulmonaire.Il n'y a pas de corps figurés parce que le dessin
fait corps.
Un corps fait de circulations, de méridiens, de concentrations
et de flux qui se déploie dans le mouvement même de l'exploration
que le spectateur/regardant fait du dessin.
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