Herbularius (de herba, herbae :
herbe) est le terme latin qui désignait le « jardin de simples » (herbes
simples que l'on pensait au Moyen age constituées d'un seul
composant aux vertus médicinales) Certaines de ces herbes
voyageuses, migrantes naturellement ou grâce aux échanges
culturels historiques entre Orient et Occident sont encore très
souvent aujourd'hui considérées par le fait de leur
discrétion et par ignorance des jardiniers du Dimanche, comme
de mauvaises herbes à éradiquer. Faut-il protéger,
faut-il aménager ? Débat qui a pris aujourd'hui, une
connotation politique capitale.
Ce titre « Herbularius » s'est, en quelques sortes, imposé à moi
comme générique de l'exposition, à la fois pour
le jardin expérimental du domaine de Baudouvin et l'espace d'art
du moulin.
A Baudouvin, je propose l'aménagement d'un jardin de simples,
(qui n'a à ma connaissance jamais existé en tant que
tel) construit sur la base d'une géométrie réalisée à partir
du plan cadastral actuel très urbanisé des anciennes
parcelles agricoles de La Valette du Var.
A l'espace d'art je donne à voir, la mise en perspective, la
mise à l'épreuve d'un processus de réflexion,
de production initié sur ce territoire même en mars 2000
et dont j'ai posé la problématique plastique générale
des mutations dés le milieu des années 1980, pour la
poursuivre et la nourrir aujourd'hui dans un nouveau processus temporel
qui s'adresse à nous, tout simplement.
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