Ashley
Bickerton, Pierre Granoux, Falko Hettwer, Shen Jingdong, Hans Georg
Koehler, Jean-Francois Le Scour, Lu Peng, Thomas Ryse, Yolanda Yeung,
Myriam Baudin.
Une proposition de Nathalie et Alexandre Callay
Sur invitation de le heartgalerie, Nathalie et Alexandre Callay, jeunes
collectionneurs passionnés par
l’Art d’aujourd’hui, proposent l’exposition « Same
Same but Different » du 1er Juin au 5 Août 2008
Vernissage Samedi 31 Mai 16h-22h.
Cette exposition n’est pas l’occasion d’un déploiement
d’oeuvres de leur collection, bien que celle-ci
soit pointue et remarquable, mais d’affirmer un regard de collectionneurs-passeurs,
comme ils aimentà
se définir.
La plupart des oeuvres choisies pour cette occasion n’ont pas
encore intégré la collection, elles
proviennent de travaux d’artistes repérés lors
de voyages.
L’exposition « Same Same but Different » se déroule
en deux séquences successives d’un mois
chacune : La première étant en partie consacrée à l’image
imprimée alors que la seconde privilégie
davantage la peinture ainsi que des médiums mixtes. Il s’agit
de convoquer des artistes internationaux
aux médiums et pratiques diverses (Photographie, Art-vidéo,
Peinture, Performance, ...).
«
Same Same but Different » donne à voir le développement
de thèmes qui sont chers à Nathalie et
Alexandre Callay : Consommation / Destruction / Guerre / Violence /
Mémoire et qui guident cette
démarche de collectionneur. Ces thèmes seront introduits
en juin par une sélection de travaux de
quatre artistes (Pierre Granoux, Falko Hettwer, Hans Georg Koehler,
Jean-Francois le Scour)
puis complétés en juillet par d’autres artistes
pour souligner leurs goûts faussement éclectiques.
L’exposition se vivra comme une descente aux enfers en passant
des lumières trompeuses de la
société de consommation vers les ténèbres
de la guerre. Le parcours proposé autour de ces deux
thèmes intimement liés, s’adapte ainsi à l’architecture
de la galerie : les oeuvres de Pierre Granoux et
Jean-Francois le Scour exposées au rez-de-chaussée, visions
grinçantes et lucides des limites
consuméristes de notre époque font le lien avec la rue
marchande alors que celles de Falko Hettwer
et Hans Georg Koehler, qui traitent de la mémoire, de la relation
art-guerre et de la représentation de
la souffrance, se découvrent au sous-sol dans un espace presque
clos où le peu de lumière naturelle
qui pénètre d’une ouverture dans le sol se veut être
une allégorie d’un toujours possible salut offert
aux hommes.
Pour ces jeunes collectionneurs qui connaissent personnellement la
plupart des artistes présentés«
l'art doit se vivre et pas seulement être un objet de consommation ».
Il leur semble important d'abolir
les frontières entre les artistes, commissaires d'expo, collectionneurs,
galeries, medias...tout fait
oeuvre et doit permettre aux gens de vivre des expériences uniques
qui rendent leur vie singulière.
Vivre celle des autres ne les intéresse pas. Ils déclarent
qu’il ne faut pas avoir peur de faire soi même.
Internet est emblématique de leur démarche. Wikipedia
et bien d'autres sites offrent la possibilité de
mutualiser des savoirs et des expériences qui font que de consommateurs
nous devenons
producteurs. Le développement des blogs et des points de vue
offre aussi cette pluralité qui est la«
richesse et le ferment de notre société ». Il leur
semble ainsi nécessaire d’abolir les frontières
entre
producteurs et distributeurs. « Fluidifier la relation pour plus
de créativité ! ».
Se démarquant ainsi de la caricature du « collectionneur
au cigare » pour qui l’affirmation des goûts
se résume très souvent au « carnet de chèque »,
la proposition de Nathalie et Alexandre Callay révèle
un positionnement post-moderne très clair. Ces jeunes collectionneurs
sont actifs et participent au
dispositif d’accompagnement de l’artiste et de son oeuvre,
en même temps que les galeristes, les
curateurs, les conservateurs, les critiques d’Art.
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