Jean-Baptiste Bruant est à nouveau de passage à la
galerie du jour pour une
exposition où le mécanisme griffes/fourreaux/fourrure
est en jeu, et pourquoi pas aussi
la compagnie du bain.
Il a participé à Sonsbeek’93, à l’Histoire
de l’infamie, Biennale de Venise en 1995, à
L’Empreinte au Centre Georges Pompidou en 1997, ou à La
Beauté à Avignon en 2000, il y a eu un rêve - en
marchant avec précaution, au Kyoto Art Center en 2000, luci
loci lanu pièce polymorphe à la Criée à Rennes
en 2002, ou l’édition avec le CNEAI d’un double
CD Dispositif sonore pour écouter radicalement les anges en
2005… il travaille tantôt seul, tantôt avec Maria
Spangaro. Émerge de ce travail une oeuvre libre, mêlant
actions-performances, vidéos, écriture, images, fabrications
sonores et toute autre forme possible et nécessaire.
Il nous offre ici une traversée de son univers, qui ne se prive
d’aucune tentative pour saisir l’infime, ce qui vacille
aux bords des cils, juste avant d’être vu.
L’exposition révèle une fois encore les délicates
apparitions qui chez Bruant forment
cette géographie si particulière - claires ou dans l’ombre,
obsessionnelles ou fugaces, elles tissent le flux mental qui relie
un corps à la réalité qui le contient : « petits
trafics avec le réel », « fr(l)ottements»,
humeurs et refrains - pour notre ravissement.
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