A seulement 29 ans, le déjà prolifique
artiste français Guillaume Linard-Osorio compte déjà à son
actif des représentations et expositions organisées
en des lieux clés de l'art contemporain, tel qu'au Centre
Pompidou, Paris, à la biennale internationale de St Etienne
ou bien encore dans différents salons d'art en France comme à l'étranger.
Sans jamais s'arrêter dans ses idées, il met en scène
les multiples disruptions du quotidien.
Pour sa première exposition personnelle à la galerie
Magda Danysz Guillaume Linard-Osorio réunit un ensemble de
pièces réalisées pour l'occasion, toutes traitant
du décalage que l'artiste perçoit tous les jours dans
la réalité. Une réalité qui a chaque
instant disjoncte, à double sens, avec un double fond conceptuel,
créant un doute permanent.
Talentueux et insatiable, Guillaume Linard-Osorio
a poursuivi des études
d'art prolongée par une incursion dans l'univers de l'architecture,
du design et des arts appliqués; ce qui lui a permis de développer
un univers artistique riche, varié et un travail prolifique,
se distinguant essentiellement par le contre-pied constant. L'artiste
dévoile son travail à travers des installations en
tout genre qui étonnent, surprennent et charment le spectateur
tant par le fond que par la forme, avec pour fil conducteur une envie
de rire doublée d'une certaine gravité.
Les oeuvres de Guillaume Linard-Osorio traitent du
dysfonctionnement de la culture quotidienne, du moment où les objets s'échappent à leur
devoir et à leurs fonctions premières dérivant
sur des réflexions sur notre environnement politique ainsi
qu'écologique qui ne laissent pas de marbre. Casser un objet,
le compresser, le faire fondre ou générer du désordre
produit des formes inattendues, incontrôlées ou incontrôlables
qui ouvrent radicalement le champ des possibles de la pensée. " De
façon générale, les objets m'intéressent
pour le potentiel narratif qu'ils contiennent. Si chaque objet a
une histoire, je pense que chaque objet a la possibilité d'en
raconter une ou plusieurs autres. "
Guillaume Linard-Osorio regarde l'en-dedans des choses,
surtout si celles-ci existent essentiellement pour ce qu'elles
offrent en
surface. Ce qui le fascine dans un décor, quel qu'il soit,
c'est toute la mécanique qui va lui permettre d'être
un décor, tout ce qui ne doit surtout pas être vu sous
peine de casser la magie : " Toute cette tripaille-là m'intéresse
plus que la façade qu'elle soutient. Cela me conduit souvent à casser
une partie des objets avec lesquels je travaille, à mettre
en place des processus de dislocation, de renversement ou à créer
des équilibres douteux. "
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