Thierry Sigg avait montré en septembre
2006 une importante suite de dessins noir et rouge; cette fois-ci,
il présente des toiles de grand format qui renouvellent son
orientation figurative. Les relations entre ses personnages se tendent
grâce à des rythmes de stries qui remplissent les espaces
intermédiaires. Sans rechercher mouvement ou dynamisme, l'ensemble
de la surface peinte devient mouvante et l'expression plus intériorisée.
On peut reconnaître là une utilisation détournée
des formules de la gravure sur bois mettant en relief le rôle
de la technique et l'archaïsme des sources.
En inventoriant les éléments eau, terre, air, feu, Thierry
Sigg parvient, à travers des compositions complexes, à parler
simplement de la vie actuelle avec ses bonheurs et ses cruautés.
Plus modeste que le grand mot d'engagement, il y a là une réflexion à long
terme sur ce qui nous paraît insupportable dans cette société.
Un dépliant est édité par la Galerie Darthea Speyer,
avec un texte d'Isabelle Fiemeyer.
|