IS.0019, dessin autocollant, 2007, production
villa du parc
Plutôt proche des Christophe Cuzin, Stéphane Dafflon,
Philippe Decrauzat ou encore Francis Baudevin, Eric Gouret pratique
depuis plusieurs années une peinture joyeusement décomplexée.
Préférant au tableau la confrontation directe avec
les espaces et surfaces physiques des lieux d’exposition, il
réalise des "installations picturales" qui soulignent
ou rehaussent, décalent ou perturbent l'architecture des sites
sur lesquels il intervient. Sachant l’importance qu’il
attache à la relation intérieur / extérieur,
il a choisi d’intervenir à la Villa du Parc au niveau
de la véranda. Véritable addendum architectural, en
même temps intégré au bâti et décalé de
par les matériaux qui le composent, ce volume se présente
en effet comme un sas. “Je m'intéresse à ces
espaces, explique Eric Gouret, pour leur caractère d'architecture
intermédiaire où se côtoient et se combinent
les notions de mélange, assemblage, passage et circulation,
glissement et imbrication spatiale". IS.0019, IS comme in situ,
0019 parce que c’est la dix-neuvième intervention du
même genre, est comme un (effet) miroir éclaté,
poinçonné selon un seul et même rythme géométrique,
qui laisse apparaître une succession de plans. Conçu
comme un enveloppement transparent plus que comme un habillage de
façade, ce travail joue sur la multiplication des points de
vue. Les axes de lecture sont par conséquent multiples et
ils s'organisent par strates, entre le dedans et le dehors, espaces
cachés et ajourés, matières transparentes et
réflechissantes. Chaque image ainsi fractionnée, passe
par une sorte de filtre composé d'un assemblage de motifs
qui complexifie notre vision du site. Inspiré de l'esthétique
pop des seventies, IS.0019 fait également référence à l'art
optique et cinétique.
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