avec des œuvres de
Fabrice HYBER
McDERMOTT & McGOUGH
PIERRE et GILLES
Bettina RHEIMS
En raison d’une saison artistique internationale très
dense et d’une actualité électorale chargée
en France, la galerie a choisi de ne pas présenter d’exposition
individuelle cet été par respect pour les artistes
qu’elle représente. De fin mai à fin juillet,
la galerie organise donc une exposition de groupe sur le thème
du cinéma, avec un accrochage centré sur 4 artistes
et leurs nouvelles oeuvres :
- Fabrice Hyber, dont on découvrira les toiles et surtout
la nouvelle Peinture Homéopathique réalisées
sur ce thème ;
- McDermott & McGough, avec de nouvelles peintures, créées
dans l’esprit de celles montrées à la galerie
lors de Please don’t stop loving me !, leur exposition personnelle
qui vient de se terminer et qui fût un grand succès
;
- Pierre et Gilles, dont on découvrira les toutes dernières
créations aux côtés d’anciennes, avant
l’ouverture de la grande rétrospective de leurs 30 ans
de travail au Jeu de Paume à Paris de juin à septembre
;
- Bettina Rheims, avec sa série Pourquoi m’as-tu abandonnée
? ou les photographies noir et blanc de Kim Harlow.
Le cinéma est une source d’inspiration constante pour
ces artistes et marque sensiblement leur création sous des
formes différentes. Actrices et acteurs se mettent eux-mêmes
en scène ou acceptent de jouer un nouveau rôle le temps
d’une pose, pour leur portrait par Pierre et Gilles ou Bettina
Rheims. Atmosphères nostalgiques, obscures voire funestes,
issues de films noirs et tragiques, donnent naissance à certaines
images, sombres comme celles du Paris sous l’occupation dans
la série La Rose et le Couteau de Pierre et Gilles ou mélodramatiques,
comme celles des feuilletons américains de série B
peintes par McDermott & McGough. Certaines oeuvres sont construites
comme des scènes de films, comme le fait Bettina Rheims dans
Pourquoi m’as-tu abandonnée ?; certaines séries
peuvent même être imaginées comme un scénario
intégral, c’est l’histoire de Kim Harlow.
Mais le cinéma ne se résume pas à l’image,
c’est une « écriture de la lumière et du
mouvement » qui a donné naissance à un système
global. C’est ce à quoi s’intéresse Fabrice
Hyber dans ses tableaux exposés ici, conçus comme des
story-boards avec de nombreuses entrées et sorties, à la
différence du film dont le début et la fin sont uniques.
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