Vernissage le 10 juin à partir
de 16h
Finissage le 1er juillet à partir de 16 h
Contact Presse : Garance Cappatti 01 45 46 62 02
L’exposition « Polyvisions et Métamorphies »,
sur le double, le multiple, le clone et ses dérives métamorphiques,
présentée à l’ESPACE DIALOGOS, réunit
sur 750 m2, les oeuvres de 25 artistes, praticiens des techniques contemporaines
: vidéo, photographie, digigraphie, et installation.
Ce thème s’adresse plus particulièrement à l’image
plurielle :
Polyvisions : fascination des variations sur un thème et des
déclinaisons chromatiques ou métamorphiques de l’image …
Métamorphies : le corps humain, ses manifestations troublantes,
immobiles ou mouvantes : apparences, transparences, « disparences »,
déformations, transformations…
Des corps mutants de Lionel Bayol-Thémines à l’installation
déroutante « La Belle o bois dormant » de Viviane
RIBERAIGUA, en passant par « Toporgraphie », une oeuvre
vidéo-sculpture de Gustavo Kortsarz et Jack Vanarsky, l’exposition « Polyvisions
et Métamorphies » offre une « galerie » d’oeuvres
qui balayent le champ des perceptions inédites en interrogeant
notre rapport à la manipulation de l’image et de l’être
biologique.
Les artistes : Franck ASLAN, Pascal BAUER, Lionel BAYOL-THEMINES, Audrey
COIANIZ, Cynthia CHAZAL, Chun-Yi CHANG, Nicole DAVY, Daphné DEJAY,
EDITH, Frédéric GARNIER, Roman GORSKI, HERESIDORE, Gustavo
KORTSARZ ET Jack VANARSKY, Guillaume KRICK, Kwang-Hee LEE, Estelle
LAGARDE, Lucinda LUVAAS, MA.JU, Gala MARTINOIA, Anna MIKKE-FRANCO,
Jae-Bum MYOUNG, Viviane RIBERAIGUA, VEADAKIS, Claudia VIALARET
«
DE LA MANIPULATION DE L’IMAGE A L’IMAGE DE LA MANIPULATION » par
Bertrand Hislen
«
La métamorphose ne s’est pas produite où nous l’attendions… Certes,
le thème de l’exposition et de l’appel aux artistes étaient
bien « Polyvisions et Métamorphies » avec en sous-titre
le double, le multiple, le clone et ses dérives métamorphiques.
Mais cette idée de créations basées sur l’animation,
la multiplication et la transformation de l’image, s’est
peu à peu métamorphosée au travers des oeuvres
sélectionnée en l’exposé d’une problématique
plus générale, plus sociétale. A la manipulation
de l’image s’est imposé le questionnement de la
manipulation du sens et le sens de la manipulation des images.
Il n’est pas dû au hasard que beaucoup d’oeuvres
présentées dans cette exposition aient pour sujet le
corps humain lui-même, et souvent le propre corps de l’artiste,
sa déformation, sa mutilation, sa transformation voire sa mutation.
Aux démarches artistiques jubilatoires d’éclatement,
de remodelage, de réinvention des formes et des couleurs grâce
aux technologies nouvelles mises à la disposition des artistes,
répondent les projections hallucinées d’un avenir
angoissant où les images créées par les artistes
(parfois les mêmes) nous alertent sur les déviances des « perfections
artificielles » que nous promet la science. L’exposition
de ces deux cheminements créateurs et de ces oeuvres toutes
profondément sincères nous confronte à notre propre
interrogation existentielle sur l’avenir de nos sociétés,
mais nous confirme aussi que l’oeuvre d’art est une inépuisable
source de questionnement et d’amour de la beauté par lesquels
nous restons vivants. »
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