du
samedi 20 mai au dimanche 03 Septembre 2006.
Vernissage le samedi 20 mai à partir de 20 h.
À l’origine des pièces de Pierre Malphettes il
y a en effet toujours un “chiche un rêve de môme
: et si
mon tapis volait ? et si le sol décollait ? et si des sacs
plastiques tourbillonnaient jusqu’à plus soif,
comme des poissons rouges dans leur bocal ? Pierre Malphettes nous
entraîne dans ses rêves impossibles et
la lutte pour y arriver (mais arriver où ? nulle part, l’artiste
n’y tient pas...). S’approprier le monde
par ce biais, c’est faire entrer le monde dans la pièce,
c’est proposer une architecture intime qui metà mal tous nos repères.
En travaillant principalement des matières intangibles telles
que l’air, la lumière, l’eau, ou bien encore
des matériaux bruts, de construction (la bâche, le caillebotis),
Pierre Malphettes matérialise des espaces
mentaux qui évoquent le voyage, le parcours. La poésie
naît d’un déplacement contrarié, impossible,
voire
inconcevable : Des eucalyptus sous un soleil et un vent artificiels
(«Le vent dans les arbres,
2003, Villa Arson, Nice), un container découpé et remonté au
premier étage d’un salon parisien
(«La mouette et le container», 2004, Espace Paul-Ricard,
Paris) Un Arc-en-ciel dans un sous-sol
(«l’Arc-en-ciel, 2004, Musée des Beaux-arts de
Tours). Tout cela..... Tout cela forme l’étonnante
grammaire d’un artiste, qui, par une apparente économie
de moyens, nous invite à “traverser l’impossible”.
Sandra Patron , extraits.
L’oeuvre que présente Pierre Malphettes joue des codes
du paysage. A partir d’éléments simples et significatifs,
un arbre, un rocher, une source Pierre Malphettes compose une installation
qui oscille entre le
tableau peint et l’espace agencé du jardin japonais.
Présentée dans le vestibule du musée des beaux
arts
de bordeaux cette oeuvre dessine un territoire entre les univers
naturels et industriels, nous invitantà explorer l’épaisseur de la frontière qui sépare
ces deux mondes.
Frédéric Latherrade.
|