"...Maïder
Fortuné met de l'ordre
dans le chaos de l'enfance qu'elle prend à bras le corps :
elle construit pour cela des images simples et sophistiquées,
naturelles et techniques, temporelles et suspendues. Photographique
ou vidéographique, isolée ou plurielle, sonore ou silencieuse,
chaque image qu'elle produit, propose une situation où le
corps de l'Infans - c'est-à-dire le corps d'avant la maîtrise
du langage - semble prendre place dans un récit qui oscille
entre fable et mystère. Prenant le prétexte du jeu
- jouer à la corde à sauter, jouer à faire le
mort, jouer à voler - Maïder Fortuné propose au
spectateur des scénographies de l'enfance bien loin des clichés
d'innocence et de liberté le plus souvent associés à ce
temps sans limite, ce temps idéalisé du « paradis
perdu » qu'est l'enfance..."
Extrait du texte écrit par Françoise Parfait à l'occasion
de l'exposition à L'H du Siège
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