Vernissage le jeudi 25 juin 2009 à 18h
Commissariat : Eric Mangion
Profondément plastique et prolifique, l’oeuvre de Gilles
Barbier
(né en 1965 au Vanuatu, vit et travaille à Marseille)
ne cesse,
depuis une quinzaine d’années, d’interroger les
postulats de
la connaissance et de la représentation. S’appuyant sur
des
hypothèses qui se font échos, il crée petit à petit
un véritable
langage qui échappe à la fois aux codes narratifs et
critiques
traditionnels, préférant des structures conceptuelles
et
sensibles inattendues, mais intensément attachées à rendre
la fragilité de toute conviction.
La patinoire organise, sur un socle d’opaline, un ensemble de
petites sculptures super plates qui évoquent des glissades :
bananes et avocats écrasés, taches d’huile, yaourts
et fromages,
crottes de chien… Tout le petit monde des trottoirs évoqué ici
pour retranscrire et retracer une chorégraphie ou une
orchestration de la chute, plus généralement délivrée
par le patin, le surf, le ski ou le skate. Mais chez Barbier, la glisse
renvoie essentiellement, à travers ce qu’il appelle «l’agent
mouillant», à une esthétique de la gesticulation,
où la
combinaison des mouvements est plus importante que le geste, où les
trajectoires sont ruptures, où l’idée même
d’une
ligne droite devient incongrue. La patinoire établit l’idée
que le déplacement, aussi proche soit-il de notre quotidien,
s’enregistre d’avantage dans le chaos de la chute que dans
la fluidité de la marche, voire de la démarche.
L’oeuvre produite pour l’occasion occupera la galerie carrée
du centre d’art.
A l’occasion de l’exposition sera publié un ensemble
de textes de l’artiste aux éditions JRP/Ringier (collection
HAPAX).
Gilles Barbier est représenté par la galerie Georges-Philippe
et Nathalie Vallois (Paris).
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