Sans être
aucunement rétrospective,
l’exposition de Richard Fauguet – la première
réalisée dans une institution à Paris – permet,
bien au-delà d’une vision jusqu’ici par trop fragmentaire
que l’on a pu en avoir, de mesurer l’étendue et
les enjeux de son œuvre dans laquelle se juxtaposent allègrement
dessins, sculptures et installations en tout genre.
Par la présentation d’œuvres anciennes encore largement
inédites et de toutes nouvelles productions, ce rendez-vous
est l’occasion pour le public de découvrir un travail
qui sait se jouer tant de références historiques que
de toutes les formes de culture populaire – de Dada à John
Wayne, du constructivisme à la dernière publicité de
Kronenbourg – et qui apparaît aujourd’hui comme l’un
des plus importants de sa génération.
Tables de ping-pong surmontées, survolées d’un
entrelacs de balles blanches figeant – entre vision muybridgienne
et cartoon façon Tex Avery – moult parties effrénées, « molécules » de
divers animaux exclusivement composées par collages de globes
lumineux, silhouettes des chefs-d’œuvre de l’histoire
de la sculpture figurées par découpes dans du Vénilia
et selon les quelques 300 motifs de la firme, dessins dans l’espace
réalisés à base de tuyaux de poêle – une
fumisterie pour le moins inédite – pour représenter
invariablement Dark Vador (Star Wars), un schopper rutilant ou bien
le célèbre fauteuil Vassily de Marcel Breuer… les œuvres
de Richard Fauguet à la fois s’imposent par leur parfaite évidence
et déconcertent.
À cette occasion, est publiée une nouvelle monographie
de l’artiste aux éditions Monografik.
Commissaire de l’exposition : Xavier Franceschi
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