Chez
Norman Dilworth, les sculptures, disposées
dans l’espace ou le long du mur jouent de la même façon
sur la répétition et la variation de la forme originelle,
qui peut ainsi produire des œuvres très différentes.
Norman
Dilworth explique : « Je travaille avec des systèmes
d’organisation clairement définis. Cela peut sembler
ennuyeux mais j’espère que le résultat ne l’est
pas ! Je n’altère jamais ces règles dont le but
serait de donner une apparence plus intéressante à l’œuvre,
sinon, mieux vaudrait recommencer.
A
l’époque de Platon, la géométrie et
l’arithmétique étaient des disciplines majeures
d’une éducation classique. L’objet de cette éducation était
de permettre à l’Homme de contempler à travers
la géométrie les mystères de la création.
Le cercle représentait l’Espace pur et inconnu : l’infini.
Le carré symbolisait le monde compréhensible et manifeste,
la réalité connue, le fini
Les œuvres présentées lors de cette deuxième
exposition personnelle à la galerie Oniris sont des interprétations
et utilisations des formes de cette géométrie fondamentale
: opposition ou relation les unes par rapport aux autres. Le carré et
l’angle droit, maintien-nent en position des formes circulaires
(quatrant). Quand le cercle n’est pas enraciné dans
le carré, il peut être perçu comme s’échappant,
suspendu dans l’espace (hubble bubble).
Je
veux espérer que mon travail soit à la fois rationnel
et simple sans vouloir représenter ses qualités. Je
cherche toujours une image, comment pourrais-je savoir si l’œuvre
est achevée ? Le contexte dans lequel mon travail est présenté est
toujours important.
Je
n’aspire pas à refléter l’époque
dans laquelle je vis mais, en regardant en arrière, je m’aperçois
que le temps et le lieu ont influencé mon travail sans que
j’en sois conscient à ce moment là. »
Pour
sa deuxième exposition personnelle à Rennes,
Norman Dilworth présente des œuvres récentes :
sculptures, œuvres murales et œuvres sur papiers.
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