Pour « Dijon vu par », ce n'est plus
le monde des jeux que Les Riches Douaniers prennent pour sujet. Ils
nous font découvrir Dijon avec de grandes peintures numériques
réalisées avec un système qu'ils ont mis au
point : la peinture cyborgienne. Les églises dijonnaises deviennent
d'étranges châteaux de jeux. Le trouble s'installe dans
les yeux des personnages qu'ils ont pris pour modèle, comme
pour Saint Fridolin du Maître à l'oeillet de Baden.
Les doubles des tableaux s'enrichissent d'arabesques et de couleurs.
Dans la peinture cyborgienne, qui participe à la redéfinition
de la peinture dans ce début de XXIème siècle,
Les Riches Douaniers malaxent avec le crayon optique une matière
faite de millions de pixels. La machine saisit avec une acuité extrême
la pression, la rapidité, la précision du geste qui
s'immisce, parcourt, se faufile dans les méandres des pixels.
Une nouvelle peinture qui s'affranchit de la matière traditionnelle
naît sur l'écran pour écrire avec la matière
lumière.
L'univers de ces grandes peintures est complété par
la publication d'extraits du « Carnet de voyage d'un héros à Dijon ».
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