Gino De Dominicis
Dès le début des années soixante,
alors que les courants radicaux s’évertuent à liquider
le passé, Gino de Dominicis (1947-1998) revient sur l’origine
mythique de l’art, à une époque où s’inventent
l’écriture et les premières cosmogonies. S’il
remonte à la source, c’est pour s'abstraire du temps
historique et entrer dans celui du mythe et de l’éternité.
Tout un pan de son travail consiste à prendre au piège
nos catégories spatio-temporelles, à dilater le temps
linéaire pour introduire un autre temps, vertical et immobile.
L'exposition à la Villa Arson sera la première organisée
depuis sa mort en 1998. Le commissariat est confié à Andrea
Bellini et Laura Cherubini, tous deux critiques d'art.
Saverio Lucariello
Depuis bientôt 20 ans, tout le travail de
Saverio Lucariello s'articule autour d'une critique du discours de
l'art, qu'il soit classique, moderne ou contemporain. C'est la figure
de l'artiste qui est remise en cause, ses postures et son état
démiurgique. Il use pour cela de tous les supports possibles
: peinture, sculpture, photographie, vidéo, son ou performance.
L'exposition à la Villa Arson regroupera une série
de tableaux récents faisant référence à un âge
d'or - et grotesque à la fois - de la peinture, un âge
primitif peuplé de monstres qui ne cessent d'aspirer des formes
molles sans nom. Des sculptures toutes aussi molles et informes viendront
peupler la galerie des cyprès du centre d'art transformée
pour l'occasion en paysage inquiétant. |