Avec Étude(s), œuvres inédites
de 2006 - 2007, Patrick Saytour s’approcherait-il au plus près
de la peinture ?
Il dirait l’inverse et les deux ensemble, aussi. Et puis dire « être à la
limite » ne dit pas de quel côté...
Périodiquement, représentation et peinture dynamisent
son travail - et les emblèmes tels Modèle et Étude
qui vont avec.
«
J’ai horreur de laisser à l’écart les termes
de La Peinture ; c’est là que le modèle existe.
Mais pour cette série de pièces c’est plus la
place du modèle que le modèle en-soi qui m’a
intéressé. »
«
La page blanche n’existe pas » ajoute t-il. Toujours
farouche défenseur du processus, le modèle serait dans
le processus cette fois-ci et chaque pièce serait ici son
modèle. Le modèle est là mais ce n’est
pas lui qui fait la peinture. « On ne convoque pas un modèle
pour une étude mais l’inverse. Les termes de référence
sont permutés ou permutables et non pas éliminés.
Ce n’est pas une enquête policière, il n’y
a pas de coupable. Modèle et pourquoi pas témoin ?... »
Ce sont ces permutations euphoriques qui amènent à la
liberté ou à un terme s’en approchant tout comme
ses pièces s’approcheraient au plus près et au
plus loin de la peinture. Voilà la boucle (synthétique)
bouclée.
Comme lui avait dit Matisse alors qu’il était jeune étudiant
d’à peine 16 ans, c’est bien c’est gai.
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