Exposition ouverte dans la cour du lieu unique
Tous les jours de 10h à 20h. Entrée libre
Une
ondine est une nymphe, une naïade mais
qui à l’inverse des sirènes, n’a pas de
queue de poisson et ne fréquente pas la mer mais les eaux
courantes, les rivières.
Dans la pièce vidéo d’Ange Leccia, composée
de trois projections, on retrouve ce personnage mythologique : une
nymphe étrange se meut lentement dans un univers aquatique,
semblant inviter le promeneur à la rejoindre. Elle est sous
l’eau, sa bouche est entrouverte, son étoffe légère
et ses cheveux flottent doucement, son visage est serein : elle paraît
humaine mais plutôt sirène. Cette nymphe n’est autre
que Laetitia Casta. Ce choix d’Ange Leccia n’est pas anodin
: mannequin adulé, ambassadrice reconnue de la culture française
de la haute couture, elle est une de ces icônes médiatiques
qui sont les nouvelles figures mythologiques de nos sociétés.
Ange Leccia prépose à la fois une œuvre très
poétique, incitant au silence et à la contemplation,
tout en relevant de grandes questions de nos sociétés,
notamment sur le statut de l’image, le rapport entre l’humain
et le divin, le profane et le sacré. L’image filmée ou photographique occupe une place prépondérante
dans l’œuvre d’Ange Leccia. Il la travaille (ralentis,
photocopies, découpages, déchirures) et la métamorphose.
Ange Leccia n’a pas d’atelier : celui-ci est dans sa
tête, sur le papier, dans ses voyages et ses rencontres multiples.
Dans cet univers propre, il conçoit ce qu’il appelle
ses “arrangements“ pour mettre en exergue le quotidien, éclairer
la simplicité des choses pour faire émerger le visible
de l’invisible. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome,
Ange Leccia a enseigné à l’École des Beaux-Arts
de Grenoble et est actuellement directeur du Pavillon, unité pédagogique
du Palais de Tokyo à Paris.
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