Lea CRESPI / "Lieux"
Son travail décrit un parcours dans une succession de pièces
désaffectées qu’elle traverse nue. Elle nous
propose des photographies couleurs de très grands formats
où le lieu et le corps interrogent l’existence et sa
fragilité ainsi que notre part d’humanité dans
un espace chargé d’histoire. Dans cet univers livré à l’abandon
et au délabrement, ce personnage, sans jamais donner un sentiment
d’exploration du lieu, incarne une présence floue, détachée,
en quête d’une issue. Adoptant des positions proches
de celles d’un mannequin ou d’une créature virtuelle
d’un jeu vidéo, Léa Crespi nous révèle
un corps docile semblant presque privé de sa motricité.
Née en 1978 et diplômée de l’Ecole d’Arts
Appliqués de Vevey, Léa Crespi est photographe indépendante
mais est représentée à Paris par la galerie
Vu.
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Loïc BLAIRON / « pour Lieux »
Installation sonore : (60 min) - 2007
Loïc Blairon installe du son dans des lieux.
L’ossature de « pour Lieux » est une prise de son
(Mulhouse, mai 2007). De même manière que Lea Crespi
a fait état de ce lieu (avec le corps), Loïc Blairon
porte attention à faire un état du lieu avec le son.
Loïc Blairon est né en 1978, il vit à Paris.
Il compose des bandes-sons pour hauts-parleurs sous diverses formes
(concert, installation, vidéo, radio...).
Sabine MEIER / "Ah voilà...voilà.
Son travail évoque le lien à la fois commun et abstrait
entre l’image de soi et la photographie. Après un travail
de nature conceptuelle, une pratique plus littérale de la
photographie s’est imposée à elle d’où sont
issus des autoportraits de grand format, essentiellement en couleur.
L’autoportrait comme le portrait de personne. La spécificité de
l’autoportrait photographique lui semble résider dans
le fait qu’il est l’image d’un circuit fermé :
il n’expose finalement que la surface sensible contenue dans
l’appareil, lui-même relié au photographe par
le cordon déclencheur que tient la main, le corps se trouvant
là comme opérateur et modèle à la fois.
Le sujet de l’autoportrait devenait l’acte du déclenchement,
l’instant de la saisie, et l’espace comme théâtre
de l’opération. Ce qu’elle recherche tient de
ce que l’on pourrait identifier à un désinvestissement, à un
retrait de l’image comme description, à une absence,
voire à un aveuglement consenti. Elle tente de créer à chaque
séance de travail les conditions de cette abstraction de la
conscience. Ecran, miroir fêlé, tain défait et éclat
de lumière participent de cette démarche comme de l’esthétique
de ses images.
Sabine Meier est née en 1964. Elle vit et travaille au Havre.
Elle a montré son travail dans différents lieux institutionnels
en France et à l’étranger. Elle a obtenu le prix
du jeu de Paume en 2006
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