Claude Viallat est célèbre par ses œuvres
constituées d'empreintes colorées, une forme d’éponge
ou de haricot cornu disposée systématiquement sur des
supports très variés comme des bâches, tentes,
paravents, parasols et parapluies, qui sont exposés dans de
nombreux musées français et étrangers.
Cette forme simple, reproduite inlassablement à l’aide
d’un pochoir et de pinceaux coudés de radiateurs sur des
tissus colorés, induit sa part d’aléatoire de par
son exécution manuelle. La répétition et l’agencement
de ce motif, unique à l’artiste, crée des espaces
divers, modulés selon le jeu de textures et de couleurs des
supports qui la portent.
Claude Viallat collecte surtout des toiles usagées imprégnées
des aléas du temps et des lieux qu’elles ont rencontrés,
mais s’est plus récemment intéressé aux
matières dites « riches » comme la soie, le velours
et les tissus à paillettes. Aussi, le caractère singulier
de certains tissus l’amène à les retailler et à en
composer des assemblages pour obtenir des surfaces particulièrement
vastes.
Il a participé à de nombreuses expositions en plein
air où ses grands formats, installés dans un environnement
muable, instable et fortement référencé, proposent
une nouvelle dimension dans leur perception.
C’est accroupi, sur son support qui est déployé à même
le sol, que Claude Viallat pose ses peintures acryliques éclatantes.
Il puise son inspiration et sa posture de travail dans les arts premiers
et souvent non occidentaux. L’artiste, plus attaché au
processus que la forme engendre que par la forme elle-même,
a maintenu cet unique système pendant 39 ans de peinture.
Son obstination est aussi évidente dans le fait qu’il
s’entête, encore aujourd’hui, à poursuivre
cette recherche de la complexité dans l’abstraction
dans un jeu infini alors que d’autres ont abandonné depuis
bien longtemps.
Le caractère pulsionnel de son travail est aussi suscité par
l'amour qu’il a pour sa région, l’atmosphère
qui y règne, sa lumière singulière et sa culture,
avec un intérêt tout particulier pour l’espace
et le moment de la corrida. Multiples sont ses dessins et gravures
qui retracent ces moments intenses où l’homme défie
et affronte le taureau dans l’arène. Dans ce rapport à la
vie et à la mort, le regardeur est pourtant emmené dans
un univers vivant et fluide proche de celui du ballet.
La galerie Oniris présente régulièrement l’œuvre
de Claude Viallat depuis plus de 17 ans. Pour cette sixième
exposition personnelle, la galerie oniris exposera des oeuvres récentes
: bâches et oeuvres sur papier (dans la galerie principale)
ainsi que des éditions (dans l'annexe).
vernissage vendredi 8 juin de 18h à 20h à la galerie
en présence de l'artiste.
exposition personnelle d'oeuvres récentes
du 8 juin au 15 septembre 2007.
du 14 juillet au 22 août 2007, la galerie sera
ouverte uniquement sur rendez-vous
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Claude Viallat vit et travaille à Nîmes, où il
est né en 1936.
biographie succinte
1955 : études à l'école des beaux-arts de Montpellier
+ rencontre Arnal, Bioulès, Dezeuze, Grand, Rouan et Henriette
Pous (sa femme).
1958 à 1961 : admis à l'Ecole nationale supérieure
des beaux-arts de Paris avec J. Kermarrec, P. Buraglio et M. Parmentier.
Il découvre à Paris l'art américain notamment
les oeuvres de Kenneth Noland, Morris Louis, Sam Francis et Mark
Rothko.
1969 à 1971 : participe à la plupart des expositions à l'origine
du mouvement Supports/Surfaces dont l'exposition présentée
sous ce titre à l'ARC, au musée d'Art moderne de la
Ville de Paris
3 mai 1971 : démissionne du groupe dont il a été l'initiateur
et dont son travail pictural incarne l'esthétique.
1979 : nommé directeur de l'école des beaux-arts de
Nîmes
1982 : le musée national d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris,
lui consacre une rétrospective
1988 : représente la France à la XLIIIe Biennale de
Venise
+ réalise la même année des vitraux pour le choeur
gothique de la cathédrale de Nevers.
1991 : devient professeur à l'Ecole nationale supérieure
des beaux-arts de Paris et participe la même année à l'exposition
rétrospective et historique du groupe Supports/Surfaces au
musée de St Etienne.
2006 : reçoit le prix de peinture de l'Académie des
beaux-arts – Fondation del Duca.
Ouvrages récents :
"
Claude Viallat, un bel été", IAC éditions,
nov. 2006
"
Claude Viallat, oeuvres - écrits - entretiens", Pierre
Wat, éditions Hazan, oct. 2006 |