Alain Séchas est né en 1955 à Colombes.
Il vit et travaille à Paris.
Dans la continuité d’une démarche qui exacerbe
les clichés, Alain Séchas présente au Frac
Basse-Normandie un ensemble de tableaux récents et inédits
(2006-2007) qui revisite, non
sans humour et regard critique, l’histoire de l’art. Au
mot peinture, Alain Séchas préfère celui
de tableau, un mot archétypal dans le vocabulaire de l’art
et qui souligne l’ambiguïté des
oeuvres exposées au Frac. Aidé dans cette nouvelle aventure
de ses comparses habituels, chats
et martiens, il emprunte aux artistes phare de l’avant-garde
et de l’art moderne, Constantin
Brancusi, Alberto Giacometti, Jackson Pollock, Barnett Newman, les
sujets emblématiques de
leurs oeuvres, et s’attaque même littéralement à la
désormais mythique Spiral Jetty de Robert
Smithson, Self-Destruction (2007). Une certaine familiarité avec
ces « icônes » modernes est
encore accentuée par l’emploi des prénoms des artistes
en guise de titres Jackson, Alberto,
Constantin (le signal), Barnett (2006) Henri (2007). En adoptant la
posture de l’artiste
conceptuel qui délègue la réalisation du tableau
(ici à partir d’un dessin) à un assistant, il
adresse un autre clin d’oeil à l’histoire de l’art
récente.
Le titre de l’exposition, Last Cats, signe quant à lui,
sans doute, la fin de la relation étroite
d’Alain Séchas à son sujet, le chat.
«
En orientant sa production récente vers des tableaux grands
ou petits, Alain Séchas semble
répondre à une tendance forte du marché que la
presse ne manque pas d’exploiter : le retour
de la peinture, ou son triomphe. Mais plutôt qu’à simplement
moquer le phénomène, il semble
que l’artiste ait trouvé là l’occasion de
se confronter au modèle absolu sans rien céder sur les
principes de son art. Avec un mixte d’irrévérence
(qui commence par le ton de familiarité des
titres) et d’admiration, ces oeuvres montrent, comme en un festival,
différentes façons de vivre
avec quelques images saintes de la modernité, comment leur rendre
grâce sans pourtant
s’empêcher de faire tout autrement. (Patrick Javault, « Alain
ne va pas sans l’autre », in catalogue
Alain Séchas. Ardoises Magiques, ASSN3, Paris, Galerie Chantal
Crousel)
Par ailleurs, Alain Séchas installe dans une deuxième
salle du Frac sous le titre Photo matou
un ensemble de nouveaux dessins à découvrir comme une
surprise.
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