Quatre expositions du 29 juin au 7octobre 2007
Vernissage jeudi 28 juin 2007 à 18h
Tout en faisant en sorte que chaque exposition soit autonome, l'objectif
est de
réunir au même moment quatre artistes dont le rapport à l'art,
et à la peinture
en particulier, se caractérise par une critique permanente et
régressive de ses
propres fondements, en usant notamment de référents primitifs
ou
mythologiques contre tous les « académismes », quels
qu'ils soient.
Disparu
depuis 20 ans, Gérard Gasiorowski occupe une place singulière
dans
le panorama de l’art français. Homme de peinture, de fiction,
il fut avant tout
un brouilleur de pistes. Ses nombreuses séries de peintures
témoignent d’une
oeuvre complexe, marquée par le cynisme, la dérision,
la distanciation.
Dès le début des années soixante, alors que les
courants radicaux s’évertuent à
liquider le passé, Gino de Dominicis (1947-1998) revient sur
l’origine mythique
de l’art, à une époque où s’inventent
l’écriture et les premières cosmogonies.
L'exposition à la Villa Arson sera la première organisée
depuis sa mort en 1998
dans des circonstances aussi mystérieuses que ne l'ont été sa
vie et son
oeuvre. Le commissariat est confié à Andrea Bellini,
critique d'art et
codirecteur de la revue Flash Art et Laura Cherubini, critique
d'art et ancienne
complice de Gino De Dominicis.
Depuis
bientôt 20 ans, tout le travail de Saverio Lucariello
s'articule autour
d'une critique du discours de l'art, qu'il soit classique, moderne
ou
contemporain. C'est la figure de l'artiste qui est remise en
cause, ses postures
et son état démiurgique. L'exposition à la Villa
Arson regroupera une série de
tableaux récents faisant référence à un âge
d'or - et grotesque à la fois - de la
peinture, un âge primitif peuplé de monstres qui
ne cessent d'aspirer des
formes molles sans nom. Des sculptures toutes aussi molles et
informes viendront
peupler la galerie des cyprès du centre d'art transformée
pour l'occasion en
paysage inquiétant.
Enfin,
la dernière exposition monographique est consacrée à Julien
Bouillon.
Ce dernier travaille depuis quelques mois à la réalisation
de tableaux peintsà partir de nombreux motifs empruntés à l'histoire de l'art
qui se mélangent dans
des sortes de patchwork où règne sciemment le
spectre de la peinture. Ces
tableaux sont alors photographiés et montrés
sous un format standard
(70cm/70cm) en lieu et place des « originaux ». Cette distanciation
offre à la
notion de motif une valeur ajoutée qui ne cesse de nous séparer
de « l'aura» de la peinture et de son histoire.
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