Que ce soit sous la forme
d'installations, de performances ou d'interventions à peine
perceptibles par rapport au contexte
dans lequel elles sont présentées, le travail de Roman
Ondák demande souvent au spectateur d’y regarder à deux
fois, les faisant se questionner sur la perception ou la conscience
qu’ils ont des codes et comportements sociaux.
A partir
d’une réalité donnée, d’un
lieu, d’une expérience, l'artiste déploie des
fictions de manière informelle ; il place son décor
et son sujet, et la scène se rejoue à l’infini
par le biais de différents filtres. La mémoire y
occupe une place importante parce qu'elle implique le vécu
et sa représentation, mais aussi parce qu’elle offre
un espace plus libre à l'imagination et à l'inconscient.
Toute son oeuvre se trouve aux limites physiques et psychologiques
de notre perception et l’espace d’exposition devient
le réceptacle d’expériences humaines, un lieu
questionnant la représentation et l’interprétation,
la réalité et sa remise en scène.