Bruit et fureur, l’œuvre
de Henry Darger
Pour
la première fois en France, la maison rouge consacre
une exposition monographique à Henry Darger, artiste américain
né en 1892 et mort en 1973. La puissance, la violence, la
technique même de cette œuvre inclassable lui confèrent
une place particulière dans l’histoire de l’art.
Considéré comme l’un des piliers de l’art
brut américain, Henry Darger inspire encore aujourd’hui
les jeunes générations comme les frères Chapman,
Paul Chan, Marcel Dzama ou Grayson Perry. L'exposition Bruit et
Fureur est l'occasion de découvrir plus de 60 oeuvres dont
5 collages récemment restaurés et 25 panneaux.
Michaël
Borremans, The good ingredients
Les oeuvres
de Michaël Borremans (né en 1963, vit
et travaille à Gand) surprennent dès le premier regard.
Le trouble instillé par ses tableaux et sa virtuosité technique
tan dans ses œuvres à l’huile que dans ses dessins
au crayon, à l’aquarelle ou à la gouache, interpellent
le visiteur. Les références à la peinture
flamande et plus encore à celle de Manet viennent à l’esprit,
mais les scènes représentées nous rapprochent
davantage du monde actuel avec des échos à l’illustration,
au cinéma des années 40 et surtout au surréalisme
belge.
Les livres cuits de Denise A. Aubertin
Denise A. Aubertin
commence à travailler avec les livres
en 1969, après avoir découvert les livres d’artistes
du lettriste Gil Wolman, de Tom Phillips, et les œuvres de
Dieter Roth réalisées à partir de produits
alimentaires. En 1974, Denise A. Aubertin poursuit ce travail de
détournement et de re-création, et réalise
ses premiers « Livres cuits ». Selon ce que le livre
lui inspire, par le format, la couleur du papier de couverture,
le titre et le contenu, elle élabore une recette particulière à base
de farine, épices, plantes aromatiques, riz, pâtes,
fruits confits. Le livre et ensuite cuit au four.
Passage au noir, Nicolas Darrot
Nicolas Darrot
(né en 1972 au Havre) poursuit le cycle
des interventions pensées pour le patio. Passionné par
les relations du vivant et de la machine, Nicolas Darrot s’apparente à un
artiste sorcier. Il transforme les insectes en chimères,
donne le pouvoir de parole aux trophées de chasse, conçoit
des automates qui s’animent à l’approche du
visiteur. L’univers de Nicolas Darrot convoque notre imaginaire,
tant celui que travaillent les contes ou les mythes, que celui
tout aussi vaste que provoquent les avancées technologiques
et scientifiques.