Tomorrow newer comes est
une exposition qui se construit comme une collaboration. Notre
désir est de considérer l’exposition
en tant qu’entité, une installation collective. Les
choix des travaux, leurs agencements dans l’espace de la galerie,
le titre, tout est pensé à trois. Pour le moment cela
fonctionne, on verra bien…
Pascal
Bircher utilise des médiums aussi variés
que la sculpture, la photographie, l’installation, la performance,
l’image en mouvement ou encore le texte. Mais la singularité de
son travail se manifeste moins par la diversité de ses formes
que par ce que l'on pourrait nommer une écriture, mettant
en avant une dimension autofictionnelle. Pascal Bircher construit
en effet un ensemble de réalisations qui s’énoncent
comme autant de micro-récits à reconstituer, amorces
de scénarios dont les titres fonctionnent souvent comme
des incipit en suspens. Il puise et sonde le potentiel de transposition
et de malléabilité du sens et de ses modalités,
ce qui lui permet d’instituer une dialectique fluctuante
où l’artifice, l’artefact, la fiction, l’extrait
et le dérivé deviennent à la fois essence
et synthèse, noyau et surface, origine et émergence.
Sylvain
Rousseau conçoit l'exposition comme un jardin clos
alimenté par des codes de base dont la biodiversité luxuriante
est le fruit de collaborations et d'invitations indispensables.
Métaphores des codes de l'image imprimée ou virtuelle,
elles signalent le point de départ d'une infinie combinaison
prête à constituer un paysage anthropique. Écosystème
artificiel, micro-mondes (utopique et transitoire), géographie
en réserve et en mouvement, l'exposition est pour lui objet
de recherches et d'échanges constants.
La démarche artistique de Kristina Solomoukha, pourrait
se définir comme une réflexion sur l'espace urbain.
En empruntant à cet environnement ses codes et de son vocabulaire,
les réalisations de l'artiste reflètent sa dimension
idéologique. Au même titre que les images, le langage
est un outil de travail. Les expressions communes et des jeux de
mots sont souvent à l'origine de projets. Les aquarelles
et les installations mettent en scène les situations absurdes,
les projets d'architecture incongrues et utopiques, en illustrant
ou en grossissant les aberrations existantes.
Avec l’aimable
soutien de la Fondation Ricard