Matt Saunders
«
Mes travaux sont toujours inspirés de sources diverses,
en général de films. Ce qui m’intéresse,
c’est moins de revendiquer des œuvres que de créer
une syntaxe pour les relier entre elles. Quand je transforme une
photographie, ce que je laisse de côté la plupart
du temps c’est son contexte. Quand je peins des images tirées
d’un film, ce que j’y ajoute le plus souvent c’est
de l’attention et de la sensualité, et peut-être
une certaine confusion entre sujet et objet. Quand je réalise
de courtes vidéos, je veux mettre à nu un aspect
de la langue parlée, ou encore faire en sorte que ces vidéos
portent des messages directs parallèles à la « voix » des
vidéos elles-mêmes. »
Matt Saunders
Matt Saunders
peint à l’huile sur toile et aussi
sur Mylar, épais papier translucide. Il travaille sur les
deux côtés de ce matériau, ce qui lui permet
de créer une image qui oscille entre la représentation
en deux ou trois dimensions, entre une illusion ou un rêve,
une vision.
Vincent Szarek
“
Ce qui inscrit (aussi) l’œuvre de Szarek dans notre époque,
c’est son formalisme en mutation, sa propension à évoquer
notre rapport à l’actuel que l’on refaçonne à tout
va, de la musique électronique et samplée aux chaussures
de sport qu’on croirait sorties tout droit d’usines
extraterrestres. (On marche ou on flotte avec ça aux pieds
?). (...)
L’art de Szarek est tout en fluidité : on balance
entre stupéfaction et impression de familier. Son oeuvre
la plus volumineuse à ce jour, un grand diptyque tortueux
dont les éléments se reflètent entre eux et
se fondent les uns dans les autres, a déjà été comparée,
au choix, à la Batmobile, à une gargouille SF, à des
ailes déployées avant l’envol, ou encore à l’ondulation
figée d’une déferlante. Contentons-nous de
l’appeler FIBERGLASS SUBLIME (SPLENDEUR EN FIBRE DE VERRE).”
Bob Nickas
Vincent Szarek sculpte des oeuvres qu’il réalise pour
qu’elles soient absolument parfaites à leur surface
comme sur leurs contours, ses sculptures sont à la fois
abstraites et organiques. Le regard du spectateur perçoit
de manière fluide l’oeuvre et son environnement.