Résumé :
A l’occasion de la commémoration des 50 ans de la
catastrophe de Marcinelle, une sélection d’une trentaine
de photographies parmi les 67 clichés de presse pris par
Camille Detraux et Raymond Paquay sera exposée au Centre historique
minier.
Le 8 août 1956, cinquante ans après la catastrophe
des Mines de Courrières, un incendie se déclare dans
la fosse du Bois du Cazier, près de Charleroi, en Belgique.
Vers 8 heures, de la fumée sort du puits de retour
d’air. Une odeur âcre, une pluie de suie et de cendres
viennent inquiéter la population des environs. Les familles
du coron voisin, les femmes et les mères des mineurs viennent
chercher les nouvelles aux grilles fermées. Très
vite, c’est le pays entier qui est au courant et les journalistes
venus de toute l’Europe envahissent la cour du Bois du Cazier.
Le déploiement des secours révèle l’extraordinaire
mobilisation, mais aussi la gravité de la catastrophe :
ambulances par dizaines, véhicules de pompiers et de la
Centrale de sauvetage… et même un détachement
de l’armée.
En tout, 262 mineurs décèdent dans la catastrophe
du Bois du Cazier. Les opérations de sauvetage dureront
plusieurs mois. 50 ans après Courrières, cette nouvelle
catastrophe connaît également un fort impact médiatique
se traduisant par les débuts du direct à la télévision
belge par la RTBF notamment et de nombreuses photographies de presse.
Camille Detraux, photographe au Journal de Charleroi, est le premier
sur place avec son Rolleicord, un boîtier 6 x 6.
Rejoint par son confrère Raymond Paquay, il reste trois
jours et trois nuits sur les lieux de la catastrophe sans rentrer à la
rédaction du journal. Il en résulte plus de 60 photographies
des familles, des sauveteurs, de la vie au coron, des funérailles,
dont une sélection sera exposée du 23 juin 2006 au
7 janvier 2007 au Centre Historique Minier.
Rouge
Dans
le cadre de l’année de commémoration de
la catastrophe des mines de Courrières, le Centre Historique
Minier accueille jusqu’au 7 janvier 2007 une installation
d’art contemporain créée par Dimitri Vazemsky,
Rouge, œuvre réalisée en hommage aux mineurs
victimes de catastrophes. Cette sculpture monumentale en acier,
de 2 mètres de hauteur et 1 mètre de profondeur,
est installée dans la zone boisée du Centre Historique
Minier. L’artiste explique que cette couleur symbolise de
nombreux éléments de la catastrophe : le rouge
de l’incendie qui s’est propagé dans toutes
les galeries, le rouge du sang des victimes mais aussi le rouge
de la colère de la population et du drapeau de la révolte
brandi pendant les grèves qui ont gagné le bassin
minier dès le lendemain de la catastrophe.
« Rouge » appartient au projet « Land-Art » qui
veut déposer des lettres-sculptures rouge vif sur le sol.
Pour aller
plus loin : www.nuitmyrtide.com