Vendredi 2, samedi 3 et dimanche 4 juin 2006,
le festival Art Rock investit la ville de Saint-Brieuc
Se renouveler en affirmant son identité, offrir une grande
diversité en renforçant sa cohérence, manifester
pour l'intelligence artistique sans perdre de vue que l'art est avant
tout un plaisir : tels sont les paris qu'Art Rock relève à nouveau.
Le festival crée chaque année au cœur du centre
ville un bouillonnement de créativité, de diversité et
d'activité au sein duquel le spectateur navigue à pied.
Loin de la démesure ou de la folie des grandeurs, Art Rock
met en lumière la ville qui l'accueille, propose un espace
stimulant, ludique et convivial. Il s'affirme encore cette année
comme un évènement à la fois audacieux et chaleureux,
pointu et populaire.
Carte Blanche à tôt Ou tard : les 10
ans du label
C'est cette communauté d'esprit qui a décidé le
costarmoricain Vincent Frèrebeau à fêter les
10 ans de son label tôt Ou tard à Saint-Brieuc, "comme à la
maison". Art Rock l'accueille à bras ouverts et lui offre
même Carte Blanche sur l'ensemble des scènes, dimanche
4 juin. Label indépendant, éclectique et joyeux qui
a su trouver la voie du succès sans se compromettre, tôt
Ou tard accompagne depuis 10 ans parmi les meilleurs artistes de
la scène française : des identités fortes et
variées qui s'affirment et collaborent entre elles. C'est
toute la famille tôt Ou tard qui se donne la réplique à Saint-Brieuc
: Thomas Fersen, les Têtes Raides, Agnès Jaoui, Lhasa,
Jeanne Cherhal ou encore Vincent Delerm et Bumcello, la liste est
longue à donner le vertige.
Musiques en tous genres
Les oreilles du public n'ont pourtant pas fini d'être charmées
par les sons qui retentissent sur les différentes scènes
du festival. Vendredi, le nigérian Seun Kuti atteint l'état
de transe à Poulain Corbion, la grande scène du festival
où l'incontournable Goran Bregovic marie les genres de manière
magique pour rendre heureux, tout simplement. John Lord Fonda invite à danser
sur son electro survolté au forum de La Passerelle. Le festival
regorge de projets originaux et métissés à l'image
de Cirkus auquel se joint Neneh Cherry pour deux soirées au
Village, Place de la Résistance. La curiosité de l'année
pourrait être David Walters, homme orchestre d'origine caribéenne
qui se produit à la Maison d'Arrêt de Saint-Brieuc et
au Forum. Le rock n'est pas en reste avec le concert exclusif des
anglais de Happy Mondays, la personnalité fantasque du chanteur
Katerine, les volcaniques Yeah Yeah Yeahs, les piliers de la scène
belge dEUS ou encore l'exposition exceptionnelle "L'Art du Rock" qui
engage une réflexion sur l'imagerie du rock.
Disciplines interdépendantes
Si les genres musicaux se mêlent, les disciplines empruntent
les unes aux autres. La musique fait corps avec l'installation interactive
d'Amit Pitaru, en forme d'instrument de musique en 3D au Pavillon
Art Numérique ou "Infra Espace" de Chanfrault, Chomaz
et Karst à l'espace Lamennais, qui propose un ballet synchronisé de
fumées et de sons. Jonglage, musique et projections illusionnistes
sont indissociables dans le spectacle d'Adrien M. La vidéo
s'invite chez le danseur et chorégraphe Hiroaki Umeda alors
que la vidéo de DV8 est ponctuée de passages dansés.
Se dessine alors tout l'intérêt d'un tel festival pluridisciplinaire
: donner au public l'occasion de saisir la capacité d'invention
des artistes, la nécessité d'évoluer pour exister
et offrir des moments inoubliables.
1ères françaises
C'est dans ce désir de renouvellement et de nouveauté que
s'inscrit le festival depuis sa création en 1983 : offrir
une programmation de qualité au plus grand nombre, stimuler
la curiosité et donner du plaisir. Art Rock accueille pour
la première fois sur le territoire français de nombreux
projets artistiques, tels le miroir interactif de Daniel Rozin, la
vidéo poétique de Blast Theory ou encore la tornade
de feu de Kevin Binker, qui prend corps en plein centre ville, investi
pour la première fois d'installations monumentales, lui donnant
un visage différent : tantôt ludique, avec le Pong géant
de Recyclism, ou surprenant, avec les vidéos belligérantes
de Philippe Meste. Le Village, Place de la Résistance, étoffe
sa programmation et propose un espace de convivialité où il
fait bon se retrouver à tout moment de la journée.
De l'ambiance jazzy à l'apéro, au goûter en images
de synthèse, le Magic Mirrors devient après 22h, le
Cabaret de Neneh Cherry et ses amis de Cirkus, puis une piste de
danse entre minuit et 3h.
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