UN COLLECTIF EN RÉSIDENCE
Pour la première fois, les résidences invitent cette
année une plateforme d'artistes et de chercheurs rassemblés
par l'un d'eux, Basserode.
Issus de divers horizons, ils participent à une même
réflexion, objet de cette résidence : comment les signes
et les formes de l'art d'aujourd'hui s'inscrivent-ils dans ‘le
cercle infiniment mouvant de l'histoire' ? Comment mener une lecture
des signes et des formes d'hier à aujourd'hui par le biais
de démarches artistiques ?
Ce projet tend une passerelle entre des territoires et des pratiques.
Fait d'allers et retours, il est pensé comme un cercle ouvert,
une sorte de mandala qui rassemble différents univers symboliques,
sociaux, économiques. Il s'agit d'une tentative pour capter
la source probable de quelques signes primordiaux de notre relation à la
nature et au monde.
Avec :
Jimmie Durham, Indien Cherokee installé à Berlin, mène
une expérience unique au carrefour des vécus historiques.
Il utilise et produit un ensemble d'objets, de signes, en croisant
nos pratiques actuelles à des savoirs ou des rituels fondés
sur l'inversion de pratiques ancestrales.
Philippe Cazal capte des phrases et des mots pris dans différents
contextes souvent liés à l'actualité. Il renouvelle
leur lecture en une mélopée magique où l'être
humain puise dans les tréfonds silencieux de sa propre histoire.
Jean Daviot pratique des langages inversés pour mieux retrouver
l'origine des sens de la construction des sons.
Christophe Magal, historien d'art, étudie les structures immémoriales
de la culture, en particulier à travers les sociétés
chamaniques. Sa mission consiste à la mise en relation de
deux territoires, le Lot et la Bolivie - à travers l'invitation
d'un chaman - comme pour tenter de capter la source probable de quelques
signes primordiaux de notre relation à la nature.
Jean-Louis Poitevin, philosophe et écrivain, assure la coordination
conceptuelle et rédactionnelle du projet et du livre qui l'accompagne.
Jérôme Robbe, peintre, développe un projet lié à ses
recherches sur le tatouage.
Basserode, expérimente avec ses chants de silex préindustriels,
l'hypothèse de « proto-sons » qui auraient modifié la
compréhension du milieu naturel et la perception du monde
dans lequel nous vivons.
Boomerang, réalité et illusion
est le titre retenu pour ce projet , qui s'inscrit
en lien avec le centre de Préhistoire de Pech Merle.
Accueillis aux Maisons Daura entre mars et juin, les artistes présenteront
leurs productions pendant l'été à l'occasion
du parcours d'art contemporain en vallée du Lot et en partenariat
avec l'association Oltis, Calvignac et les Abattoirs, dans le cadre
de ‘Inventer le présent' programme du réseau
art contemporain Midi-Pyrénées.
À
travers son patrimoine préhistorique et ses grottes ornées,
la région Midi-Pyrénées est l'un des berceaux
de l'art, de la culture et de la civilisation. L'objectif est d'expérimenter
de nouvelles interactions entre la création contemporaine
et ce patrimoine préhistorique et naturel. L'enjeu étant
d'établir des passerelles temporelles et imaginaires en vue
d'un repositionnement de l'art au sein de nos pratiques culturelles
et sociales, en associant artistes, préhistoriens, ethnologues,
sociologues et philosophes. Les projets engagés dès
2008 à partir des grottes de Pech-Merle et du Mas d'Azil en
Ariège constituent une première approche. Ils sont
aussi à mettre en relation avec le projet Trans-rituels 1
et 2 à Fiac dans le Tarn. Ces expériences pourront êtres
développées d'ici 2013 dans le cadre de la candidature
de Toulouse/Midi-Pyrénées Capitale Culturelle Européenne
(projet retenu au stade de la candidature dans une mise en écho
des territoires de Midi-Pyrénées et de la Slovaquie
qui comporte près de 4000 grottes)
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