Dans le climat des transformations
politiques, sociales et économiques des années 1960/70, Giorgio
Griffa, étudiant, aux cotés des artistes, de l’Arte
Povera (Turin), et des Mouvements Analytiques (Milan), regarde certainement
le travail d’Alberto Burri, d’Henri Matisse, Ad Reinhardt,
Robert Ryman, Barnett Newman, Jiro Yoshihara, John Cage, Dan Flavin,
..., avec intérêt.
Il ressortira de ses diverses rencontres une pensée très
personnelle que l’artiste explore avec les moyens que lui donnent,
la toile, l’eau, la couleur, le pinceau . Ainsi, il engage
une œuvre : arrêtée, fragile, permanente, et, belle.
Soit, une peinture appliquée, impliqué dans un geste,
minimum et optimal, signe, visible du tracé de la couleur
sur une toile.
" Je ne représente rien, je peins ; mon travail consiste à appliquer
la couleur dans la toile seulement"(citation de Giorgio Griffa
1972).
La rigueur de la proposition, que Giorgio Griffa
travail depuis 1968, porte le regardant à s’ouvrir à la connaissance
que le tableau lui accorde. En rapport direct avec l’objet "peinture" qu’il
nous donne ; posé sur le mur, l’acte peint, nous regarde,
et, offre le savoir, qui nous engage, à l’instar de
Niele Toroni, Claude Viallat, François Morellet et d’autres,
dans la sublime tranquillité de l’aventure humaine.
Dominique Chauttair.
Extrait de Notes de travail " Peinture Italienne Contemporaine".
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