François Calvat, 80 ans cette année,
commence à peindre à 17 ans. Il passe de la peinture
figurative à l’abstraction, puis y associe des matériaux,
pour réaliser ses premiers assemblages d’objets. Grande
figure méconnue des Nouveaux Réalistes, il se trouve
dès lors au croisement des deux grandes tendances de l’après-guerre,
abstraction et figuration inspirée par l’objet, faisant
de l’abstrait avec du concret.
Entre peinture, sculpture et installation, il développe un
langage de la matière et de la lumière, tout en contrastes,
tensions et pourtant recherche de simplicité formelle.
En 1964, Calvat ne travaille plus qu’à partir d’objets
(bois brûlés, tôles ondulées, chambres à air,
portes de grange, d’enclos…), témoins d’une
ruralité en déperdition face à l’essor
de la société de consommation.
Face à ces abstractions, le spectateur réagit intellectuellement
(l’imaginaire collectif relayant la signification pessimiste
des objets utilisés) et physiquement (par l’expérience
vécue au contact de la matérialité des œuvres).
En 1975, la galerie La Roue à Paris organise sa première
exposition d’importance, aux côtés notamment d’Aurélie
Nemours. Il poursuit ses recherches dans ses Alpes natives, loin
de l’activité parisienne et donc d’une plus grande
médiatisation de son travail, jusqu’à être
de nouveau montré à Paris par Pascal Vanhoecke en 1997.
camac présente une sélection d’œuvres qui
s’étale des années 60 à ses ultimes créations,
comme cette installation de tôles thermo-laquées, d’une
sobre et sombre élégance.
Cette exposition est organisée en collaboration
avec la galerie Parisud.
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