L'exposition "Offshore", conçue à l'initiative
de l'Espace Paul Ricard par Jean Max
Colard, fait étape au [mac] de Marseille après avoir été présentée à ¨Paris,à l’Espace Paul Ricard, puis au CAPC de Bordeaux et dernièrement
chez Attitudesà Genève.
Présentée pour la première fois à l'Espace
Paul Ricard (Paris) à l'occasion de la Fiac
2005, l'exposition "Offshore" termine son parcours au musée
d’Art Contemporain de
Marseille avant d’intégrer les collections du Fonds National
d’Art Contemporain
(l’ensemble de l’exposition ayant été achetée
par le FNAC lors de la dernière
commission).
Elle se déroule sur une maquette d'architecture de 20 mètres
carrés, que plusieurs
artistes ont été invités à investir simultanément.
Pour sa première édition, Jean-Max
Colard en avait sélectionné une dizaine : Olivier Babin,
Virginie Barré, Stéphane
Dafflon, Daniel Dewar & Grégory Gicquel, Olivier Dollinger,
Leandro Erlich, Loris
Gréaud, Thomas Lélu, Fiorenza Menini, Kristina Solomoukha.
Pour chaque étape
suivante, un artiste est convié à intégrer la
structure. À Bordeaux, c'est le duo
Laurent Tixador et Abraham Poincheval qui a été retenu
et à Genève, l’artiste suisse
Alexia Turlin. Le MAC accueillera pour cette nouvelle escale Bettina
Samson et
Pierre Vadi.
"
Au gré de leurs interventions très variées sur
ce land art miniaturisé, explique
Jean-Max Colard, les architectures urbaines de Kristina Solomoukha
côtoient les
figurines pop up de Virginie Barré et l'installation vidéo
de Fiorenza Menini; un
paysage se constitue, volontiers loufoque, étrange, incohérent,
contradictoire,
dislogique". Quand Loris Gréaud, diffuse une secousse sismique
sur la plate-forme
héritée du big-bang rejouant la proto-histoire d'un espace
en terraformation, Olivier
Babin et Daniel Dewar & Gregory Giquel s'en servent comme d'un
simple socle pour y
poser une sculpture hybride. Tandis que Thomas Lélu en la transformant
en table de
ping-pong et Leandro Erlich avec son projet de piscine très
particulier la
métamorphosent en une base de loisirs. Laurent Tixador et Abraham
Poincheval
présentent la maquette de leur performance : une galerie souterraine
qui leur
servira de cadre de vie pendant l'exposition. Ils creuseront progressivement
cette
galerie, au rythme d'un mètre par jour, en faisant face à toutes
les nécessités :
progresser dans l'espace souterrain d'un musée tout en respectant
les mesures de
sécurité. Alexia Turlin déploie un récit
horizontal et immobile. Bettina Samson
propose une balise pour localiser géographiquement la plate-forme
et relever les
phénomènes météorologiques de cette île.
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