L’exposition réunie quatre installations.
Quatre milieux plongés sous une nappe sonore, présence
inquiétante d’une nature reconstituée. Issues
d’une collaboration avec Etienne Bonhomme et Julien Sirjacq,
quatre pièces sonores accompagnent les pièces d’Emilie
Benoist. ci-contre : Micro-mousse 2010, Dérivés de
polymères, de végétaux, de minéraux,
d’animaux. 160x 180x 145 cm ©Fabrice Lindor
L’ensemble de l’exposition nous interroge sur la part
primitive chez l’homme en 2010 (date du début de la
fabrication des formes), soumit à la raréfaction des
matières premières, son adaptation et un questionnement
quant à son devenir.
« Chez ses cadets, parfois très jeunes, Jean-Pierre
Cuzin trouve aussi une énergie précieuse (… )
C’est avec attention qu’il regarde les créations
organiques, condensées, chimériques d’Emilie
Benoist, non corps devenu paysage (ou monstre terrassé), ni
paysage devenu corps, humeurs, réseau nerveux, sanguin, psychique,
mais terroir (ou galaxie ou mégalithe) d’une mythologie
personnelle, ancestrale, celte, minuscule, sans limite, agrégation
plastique de molécules, de polymères spongieux, imaginaire
et abyssale, inquiétante et cosmique, érodée,
corrodée, corrompue, désunie, perlée, cristallisée.
Et il regarde cela comme le territoire d’une aventure que chacun
peut avoir en partage. (…) » (Dominique Cordellier, Il
faudrait être peintre, Paris, Institut national d’histoire
de l’Art, » septembre 2010, P.11) |