Récemment auteur d’une composition
monumentale qui orne le stade olympique de Pékin («nid
d’oiseau»), Lu Tianning vit et travaille en Chine.
Avec une palette chromatique volontairement réduite, le plus
souvent un monochrome noir, Lu Tianning tente de répondre par
une remarquable économie de moyens aux questions fondamentales
de la représentation
picturale : espace, figuration/abstraction, lumière…
Cette lumière, l'âme de l'encre selon Gao Xingjian*, naît
peu à peu chez Lu Tainning d'effets de transparence dans de
subtils lavis de gris ou semble parfois jaillir de noirs les plus profonds.
Inventant une perspective qui lui est propre, Lu Tianning imbrique étroitement
les éléments terre, air et eau jusqu'à les confondre,
jusqu'à leur fusion. Les formes semblent ainsi se distendre,
se diluer pour ne former qu'un seul et unique espace.
C'est dans cet espace que Lu Tianning ouvre une porte sur l'imaginaire,
les sensations et l'émotion.
|