Né au milieu des années 1970, l’artiste
mexicain Mario García Torres revisite l’histoire de
l’art conceptuel. De ce mouvement, qui affirme la primauté de
l’idée sur la réalisation, il ne reste parfois
que des esquisses ou des documents. Mario García Torres s’amuse à retrouver
les origines de certaines pièces pour reposer la question
de ce qu’est l’art et une certaine histoire où l’on
croise aussi bien John Baldessari, Sol LeWitt que Robert Barry.
Pour le Jeu de Paume, Mario García Torres a imaginé un
projet intitulé "Il aurait bien pu le promettre aussi" qui
occupe quatre espaces différents : le foyer, la mezzanine,
la librairie et la publication. Ces interventions, liées entre
elles, évoquent selon l’artiste l’histoire "un
rien cryptique d’une personne qui travaille avec le cinéma,
la photographie, et plus particulièrement le sous-titrage".
Progressivement, il élabore une mythologie personnelle dont
l’aspect le plus frappant réside dans la construction
minutieuse de notes, de projets, de collections d’images, etc.,
qui jouent, dans une grande sobriété formelle, avec
les registres du document et de la fiction.
Mario García Torres a été l’une des révélations
de la dernière biennale de Venise. |