"Le trait distinctif du travail de Dominique
De Beir est la mise en abîme d’un geste répétitif
de perforation. Avec l’idée d’engager un questionnement
d’ordre pictural, il est appliqué sur des supports plans,
sur des matériaux en général pauvres et neutres
comme le papier, la cire ou le carton blanc, parfois au travers de
feuilles de papier-carbone qui laissent sur la surface des ombres
bleutées irrégulières. Usant de la perforation
parfois jusqu’à la limite de résistance du matériau,
elle joue sur une ambiguïté inhérente à son
geste entre composition et déchirure, opacité et transparence,
stabilité et fragilité."
«Le visiteur est invité à une expérience
d’immersion dans l’obscurité et d’assourdissement
des sons qui incite son oeil à quêter les rais de lumière
comme autant d’insaisissables moments d’éblouissement.
Les architectures de Dominique De Beir sont des espaces où l’intérieur
et l’extérieur s’interpénètrent
pour créer des lieux de refuge, d’invisibilité et
de disparition, propices au voyage intérieur. Elles sont des
vanités qui font se croiser ruine et stabilité. Dans
l’amplitude des références duelles qui émaillent
son travail, Dominique De Beir interroge la question de l’être
dans son balancement entre réalité et intériorité,
où le corps et la perception physique sont envisagés
comme des ressources humaines libérées de la rationalité de
l’analyse…» (Olivier Grasser, 2005) L’artiste
investira librement l’espace de la Galerie pour y créer
une oeuvre in-situ.
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