Première exposition à L’Espace
A VENDRE pour cet artiste québécois, vivantà Berlin, internationalement reconnu et représenté par
la galerie Pierre-François
Ouellette à Montréal.
Pour cet accrochage niçois, Michel de Broin opte pour des pièces
en projets, des
installations commodes, insolites et inédites.
Il explore les liens entre objets courants et ludisme décalé.
Il incorpore histoire et
philosophie dans ces événements publics, installations
urbaines ou encore dans
ces objets de consommation utile.
Le showroom comprend une sélection de pièces d’artistes
de la galerie
Et pour interpeller le passant, c’est Arnaud labelle-Rojoux qui
effectuera une
pièce unique pour le tondo en façade.
Cette exposition est réalisée avec le soutien de la Villa
Arson, Nice.
Depuis
1995, Michel de Broin élabore des
systèmes de résistance qui rendent
habilement visibles les comportements des matériaux – et
par analogie ceux des
systèmes sociaux – soumis à des forces et à des
contraintes. Dans sa plus
récente installation Stick to Resist (2004), prolongement
de la série
d’interventions intitulée Tenir sans servir c’est
résister (1998-2003), la
métaphore de la résistance est abordée plus
précisément en relation avec les
troubles sociaux actuels marqués par la menace permanente
que représente le
terrorisme international. Michel de Broin a réalisé un
robot fonctionnel qui a
toutes les apparences d’un détonateur artisanal. L’électro-aimant
qui le constitue
est une résistance électrique qui, une fois armée,
reste collée à une surface
métallique jusqu’à ce que le compteur numérique
s’épuise. Le robot est muni
d’une signature électronique, qui permet à sa
complice d’armer et de désarmer
l’aimant. Sans le numéro d’identification personnel,
il est impossible de le retirer
de la surface sur laquelle on l’a installé… Dans
un second projet intitulé Nu
(1998), Michel de Broin photographie de petits événements
inattendus croisés à l’occasion d’errances
urbaines : des panneaux monumentaux dans le métro,
destinés à recevoir une image publicitaire, ont été laissés
vides de toutes
représentations. Ainsi captés, ils apparaissaient comme
d’étranges tableaux
monochromes, référence à l’art moderne
que l’on rencontre souvent dans sa
pratique.
Né en 1970, Michel de Broin vit et travaille à Montréal.
Il a terminé sa maîtrise en
arts visuels à l’Université du Québec à Montréal
en 1997. Ses plus récentes
expositions solos ont eu lieu à la galerie Pierre-François
Ouellette, Montréal
(2005), à La Vitrine, Paris (2003), à la Galerie 44,
Toronto (en duo avec Ève K.
Tremblay) (2003), à la Villa Merkel, Esslingen, Allemagne
(2002) et au Centre
des arts actuels Skol, Montréal (1999). De Broin a également
participé à de
nombreuses expositions de groupe au Canada et en Europe, dont Damage
Control (2003), au Musée canadien de la photographie contemporaine,
Ottawa,
Vaguement Radical Vaguely (2003) à la Galerie Nationale, Sofia,
Bulgarie, La
demeure (2002), à la galerie Optica, Montréal et Artefact
(2001) sur le canal
Lachine, Montréal. De plus, l’artiste a inauguré en
2003 Révolutions, une oeuvre
d’art public située dans le parc Maisonneuve-Cartier, à Montréal.
Michel de Broin
est représenté par Pierre-François Ouellette
Art contemporain.
Dernièrement, Michel de Broin a reçu le prix Sobey
2007.
«
Montreal artist Michel de Broin, who won the Sobey Art Award earlier
this week,
is known increasingly for his mischievous interventions, deploying
materials as
diverse as paving asphalt, metal staircases, Plasticine and office
furniture. Making
strange with the everyday is his stock in trade, and much of what
he does takes
place outside the traditional confines of the gallery or museum ».
Extrait du communiqué de presse de SARAH MILROY |