Evariste Richer travaille avec
des matérieux
divers, dans un spectre très varié, du ready-made au
dessin. Il associe la donnée abstraite de la mesure, du langage
et le vocabulaire propre à la peinture à une pléthore
de références scientifiques telles que la géologie,
l'optique, la géographie économique ou encore la chimie.
Il porte au visible la sublimation latente à ses domaines,
qui deviennent alchimiques, auratiques, mobiles. Il se penche également
sur la production de l'image photographique et de l'image-mouvement,
sur lesquelles il opère une réelle archéologie.
Il nous enseigne à les regarder comme des fossiles travaillés
par le passage du temps et par l'usage. L'espace, le temps et leur
corrélation singulière, la mémoire, sont les
moteurs de réflexion et de production de ses oeuvres.
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