Dans son projet d’installation à Faux
Mouvement, Christoph Rihs interroge la nature, qu’il observe
sous des formes différentes depuis de nombreuses années.
Durant trois semaines, il va ici réaliser un pavement de dalles
en béton à l’intérieur desquelles seront
incrustées des feuilles de végétaux, certaines
de très grandes dimensions. Après séchage, celles-ci
disparaîtront progressivement, laissant leur empreinte, comme
un fossile. Le travail se développe sous la forme d’un
processus, jouant de la tension entre une matière industrielle
et une matière organique. La nature fait ainsi trace dans
le matériau dominant l’espace urbain.
L’ensemble de l’installation est réalisé sur
place : le lieu d’exposition
devient un atelier de fabrication où se transforment progressivement
une dizaine de tonnes de ciment. Le chantier est ouvert au public.
On peut y voir agir Christoph Rihs et son équipe, travaillant à la
création des pièces, et observer les végétaux,
pour la plupart exotiques, avant que seule subsiste d’eux leur
image dans le béton.
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