« Longtemps la sculpture a été présentée comme
une affaire d’homme, c’est-à-dire de force, d’affirmation virile
contre la matière, de conquête expressive sur l’opacité inerte de
l’informe. (…) Rares sont aujourd’hui les artistes – et, a fortiori,
les artistes femmes – qui comme Anita Molinero continuent de s’affronter à la
sculpture dans son acception classique : s’attaquer au matériau par
soustraction, découpe, déchirure, déformation, perforation, trituration,
comme en un combat sans merci où la violence et la forme sont l’avers
et l’envers d’un geste destructeur dont pourtant surgit l’œuvre (...) » extrait
du texte « Trophées », Mamco, Genève.
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