L’exposition à la Galerie Praz-Delavallade
réunira un ensemble de quatres sculptures-paysages et 200
photographies isuues de la série “Middle of the Day”.
“
Les sculptures-paysages appartiennent à un groupe de travaux
qui emploient la corne d'abondance – le plus souvent juste des
fruits-- comme trope. Je vois l'agrégation du fruit comme un
déplacement du motif d'impasto brun que j'ai employé dans
mes premiers travaux. Bien qu'une profusion de fruit soit en apparence
bienfaisante, par certains côtés je la trouve plus grotesque
qu'une allusion franche à l'excrément. L'emploi de fruits
en plastique est important aussi. La promesse utopique de la corne
d'abondance contraste avec l'aspect daté et de mauvais gout
de ses éléments. Mon approche ici est en partie inspiré par
certaines natures mortes tardives de Giorgio de Chirico.. Dans ces
dernières il confronte le premier plan et l'espace intermédiaire,
ainsi l'image pourrait être lue comme un paysage derrière
un arrangement ordinaire de fruit ou comme un fruit géant mis
en place dans un paysage. L'utilisation de Yayoi Kusama d’éléments
répétitifs informe également mon approche de la
corne d'abondance comme une sorte d'oblitération.
Toutes les photographies présentées dans cette exposition
font partie d'une série toujours en cours et commencée
en 1994 : "le milieu du jour." Ces photos sont prises entre
12:00 et 2:00 P.M.. Paradoxalement, le sujet de toutes ces images est
le Temps - ou, plus précisément la désignation
sociale du temps, quelque chose de plus ou moins abstrait et invisible.
J'ai choisi cette heure parce que c'est celle que j’aime le moins.
Après avoir commencé la série il m’est apparu
clairement que l'une des raisons de mon aversion était cela:
dans beaucoup de cultures il s’agit d’un temps mal défini
et ambigu.
A New York, par exemple, où le travail est marqué par
l’ethique protestante, le désir de repos et de loisir
se heurtent à l’exigence de travail.
Ici, aussi, Giorgio de Chirico a été une inspiration,
en particulier ses peintures de place dans lesquelles, peut-être à cause
de la sieste, les places désertées se tiennent dans la
vaste lumière du jour juste au milieu de la ville. (Michel Leiris
a aussi assimilé le point de midi avec la mort.)
Les sculptures-paysages sont clairement allégoriques. Contrairement
aux apparances, les photographies ne le sont pas moins. Dans mon installation,
le spectateur pourra lire ces scènes dans et hors de ces paysages
sculptées.”
The exhibit in Praz-Delavallade will feature
four landscape sculptures and 200 photographs from “The Middle of the Day” serie.
The landscape sculptures belong to a group of works that use the cornucopia
-- almost always just fruit -- as a trope. I see the aggregation of fruit as
a displacement of the brown impasto motif I used in earlier work. Although
a profusion of fruit is ostensibly bountiful, in some ways I find it more grotesque
than a straightforward allusion to excrement. That I use plastic fruit is important
too. The utopian promise of the cornucopia contrasts with the dated and tacky
aspect of its elements. My approach here is in part inspired by some of Giorgio
de Chirico's late still lifes. In these he conflated foreground and middleground
space, so the image could be read either as a landscape behind an ordinary
fruit arrangement or as giant fruit set within a landscape. Yayoi Kusama’s
use of repetitive elements also informs my understanding of the cornucopia
as a kind of obliteration.
All the photographs are part of an ongoing series I started in 1994: “The
Middle of the Day.” These I shoot between 12:00 and 2:00 pm. Paradoxically,
the subject of all these images is time – or, more precisely the social
designation of time, something more or less abstract and invisible. I chose
this time because it is my least favorite time of day. After I started the
series it became clear to me that one reason for my dislike is that, in many
cultures, this time is ill-defined and ambiguous. In New York, for example,
under the Protestant work ethic, the demand to work and the desire to rest
collide. Here, too, de Chirico was an inspiration, especially his piazza paintings
in which, owing perhaps to the siesta, deserted squares stand our in broad
daylight, right in the middle of town. (Michel Leiris even equated high noon
with death.)
Clearly, the landscape sculptures are allegorical. Appearances to the contrary,
the photographs are no less so. In my installation, the viewer will be able
to read these scenes both into and out of the sculpted landscapes.
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