J’aime bien les chemins de traverse, me
perdre. Picabia disait : “Il faut être
nomade, traverser les idées comme on traverse les villes et
les rues.”
Picabia encore : “Notre tête est ronde pour permettre à la
pensée de changer de sens.”
Le plaisir de l’expérimentation.
Apres le cryptage, la pixellisation.
Un point, une couleur, l’immédiateté.
Il faut rester excité par une idée “Conrad
Shan cross”
Je revendique le droit à la différence.
J’aime la phrase de Jackson Pollock : “Peindre
sans jamais poser la brosse.”
– des fiches en T, des gommettes, des confettis, une perforeuse.
Est-ce bien raisonnable tout ça ?
Tout ce qu’il y a de plus sérieux.
“Lorsque je travaille la peinture pendant un certain temps,
je me mets à avoir faim de sculpture. ” (Robert Rauschenberg)
Ce que raconte l’œuvre c’est le processus d’élaboration.
A en croire Matisse, un artiste vit
sur deux ou trois obsessions, ce qui se trouvait dans mon travail
d’hier doit se retrouver
dans les œuvres actuelles.
Le papier perforé au mur seul ne me satisferait pas, il faut
la sculpture avec. C’est cette idée encore une fois,
cette relation des deux qui est important, disparaître pour
réapparaître, viole, plain, décomposition, recomposition,
renaître, matérialiser.
Olivier HEINRY, Laval 2006
|