Pierre Buraglio
A partir du 7 janvier 2006, le Showroom du Studio Franck Bordas présente
une
exposition Pierre Buraglio autour de Mémento (série
des Caviardages), un
tirage pigmentaire monumental (204 x 348 cm) réalisé en
2005 à partir de la
reproduction et de la juxtaposition de toutes les pages de l’agenda
1999 de
l’artiste.
“ Depuis toujours, Buraglio note sur un agenda, ou sur des feuilles
volantes,
ses rendez-vous et obligations de chaque jour, pour mémoire.
Depuis
toujours, une fois les obligations passées, il biffe machinalement
toutes
ces annotations, au point de les rendre illisibles.
En 1982, il décide de systématiser ce geste, afin de
le faire basculer du
quotidien dans la pratique. Un ensemble naît : les Caviardages...“ Pierre
Wat in Pierre Buraglio, Flammarion, 2001.
Depuis le début des années 80, Pierre Buraglio et Franck
Bordas ont
collaboré à de nombreuses éditions. L’exposition
s’attache plus
particulièrement à présenter des travaux, récents
ou plus anciens, en
lithographie ou en impression pigmentaire, qui mettent en jeux l’écriture,
le manuscrit, le recouvrement et la mémoire.
Studio Franck Bordas
Editions Show Room
37 rue Louise Weiss
www.atelierbordas.com
Trisha Donnelly
Les œuvres de Trisha Donnelly sont déroutantes.
Ses images creusent les
apparences et entrent en connivence avec l’éphémère,
l’accidentel et le
langage. Elles mettent en balance l’espace physique et imaginaire,
le réel
et la fiction. En se jouant de nos perceptions, l’artiste crée
des
situations irrésolues.
Air de Paris
32 rue Louise Weiss 75013 Paris
http://www.airdeparis.com
Hedi Slimane
“As
Tears go by”
Invité pour un an (2000) en résidence à la
Kunstwerke de Berlin par Klaus
Biesenbach, Hedi Slimane y réalise un journal photographique
qui donnera
lieu à un livre édité par Steidl/7 et à deux
expositions. L’oeuvre intitulée “
Berlin” qui sera exposée est une installation tridimentionnelle
comportant
des projections photographiques. La première exposition se
tient à la
Kunstwerke en 2004 et ensuite à PS1 à New York la même
année. L’installation
“
Berlin” est entrée dans les collections du MODAM (Musée
d’Art Moderne
Grand-duc Jean, Luxembourg). Une série des photographies de
ce projet est
présentée à la galerie Koyanagi à Tokyo
en 2004 et ensuite durant l’été 2005 à la
maison de la Photographie de Toulon.
L’ensemble d’oeuvres intitulé “Berlin” se
concentre sur la génération
berlinoise actuelle mettant en évidence les comportements,
le caractère de
certains lieux, expressions d’une liberté nouvelle,
des mutations d’une
ville où se fondent deux mondes, l’Est et l’Ouest,
du romantisme hérité du
XIXème siècle inhérent à la culture allemande
et à sa transposition dans le
monde actuel notamment à travers le rôle central de
la musique techno, du
rock.
L’importance de la musique dans l’imaginaire et son pouvoir à cristalliser
les désirs et incarner le mythe pour la génération
des années
1970-1980 est un phénomène qu’Hedi Slimane a
mis en évidence. D’une certaine
manière, il révèle la renaissance, sous une
forme actuelle, de cette
prédestination de la musique rock à être le vecteur
d’un désir de renouveau,
de transformation des comportements sociaux.
Son second livre “Birth of a cult” (éditions Steidl/7)
est en quelque
sorte la narration par la photographie de l’incarnation par
un être (Pete
Doherty) des transgressions d’une génération,
de ses questionnements et son é
lan romantique commun, de son “mal du siècle”.
La photographie est un des média qu’utilise Hedi Slimane.
Elle prend
parfois la forme d’installations (“Berlin”,2004);
récemment, la
fragmentation de certaines photographies est apparue(“Thank
you for the
Music”, Sprüth Magers Galley, Munich, novembre-janvier
2006), créant un
rythme et libérant l’image de son immédiateté,
introduisant des espaces de
durée, d’inconnu.
De nouvelles
oeuvres appelées “Stèles murales”,
comme des miroirs sans
tain où se gravent des fragments de textes de chansons, de
poésie, mémoire
partagée.
L’exposition se composera de ces différents travaux
et de nouvelles
pièces tridimensionnelles.
Galerie Almine Rech
127 rue du Chevaleret
www.galeriealminerech.com
Philippe Decrauzat
Vista Vision
L’oeuvre de Philippe Decrauzat met en jeu le regard par sa
forte présence
physique qui au-delà du jeu rétinien, perceptif, refaçonne
l’environnement
dans un rapport renouvelé avec la culture et l’histoire.
En dépit de son appartenance formelle à l’abstraction
et à l’art optique,
l’œuvre de Philippe Decrauzat est plutôt issue du
produit d’influences
diverses. Les liens qu’elle tisse avec l’histoire des
formes mais aussi avec
la « low » culture opèrent un glissement du regard
entre ces deux mondes
respectivement considérés comme élitiste et
populaire.
Il ne procède pas par simple appropriation, mais préfère
les références
discrètes, entremêlées et indicielles ; il choisit
ses motifs et ses formes
pour leurs qualités visuelles et spatiales. Dans un entretien,
l’artiste
précise ses liens avec ce type de vocabulaire : « Je
suis intéressé par
cette relation directe que l’art optique instaure avec le spectateur,
par la
façon dont il conditionne le regard. Cependant, contrairement
aux artistes
des années 80, je ne cherche pas à développer
un discours sur les enjeux
idéologiques qui ont accompagné le développement
historique de
l’abstraction. Bien plus que tributaire de l’art optique,
je suis avant tout
redevable de pratiques qui interrogent le statut de l’image,
c’est-à-dire
des outils mis en place par l’art conceptuel et le pop art ».
Pour sa première exposition personnelle en France à la
Galerie
Praz-Delavallade, Philippe Decrauzat investit l’espace de la
galerie avec un
large wall drawing ainsi qu’une présentation de différentes
toiles et
sculptures récentes où l’idée du mouvement
est omniprésente mais où tout en
même temps semble comme suspendu.
KOMAKINO
(Danse japonaise qui procure un effet d’hypnose sur le spectateur.
Titre
d’un morceau de Joy Division.
KOMA-KINO / coma-cinéma) Komakino est une articulation entre
peinture murale
et dessins.
La peinture murale constitue une grille remplie par des dessins ronds
encadrés. Philippe Decrauzat utilise comme base de sa composition,
la forme
géométrique d’une perforation de la « dreamachine » de
Brion Gysin. La
découpe particulière retrouve, dans cette structure,
sa fonction d’origine
provoquant par sa récurrence une déstabilisation de
la perception spatiale.
En même temps cette large bande déroulante évoque
une pellicule où les
dessins déploient les éléments graphiques d’une
bande amorce de cinéma tout
en rappelant par leur format les images issues de Anemic-cinema,
premier
film experimental de Marcel Duchamp.
Dans une autre
salle, Philippe Decrauzat présente de larges
toiles aux ondes
diffuses, sorte de déclinaison des shaped canvas de Franck
Stella où le
tableau s’inscrit concrètement dans l’espace.
A ces toiles il confronte une
très importante sculpture “PROCESS” inspirée
d’un banc réalisé par
Moholy-Nagy pour une salle du Landesmuseum à Hanovre en 1920.
Après
transformation, le volume semble s’aplatir progressivement
dans un planà deux dimensions, rendant l’assise
impossible.
Galerie Praz-Delavallade
28 rue Louise Weiss F-75013 PARIS
www.praz-delavallade.com
Le show-room mobiler du milieu du XXe siècle présente
des meubles et objets de Maria Pergay, Nicolas Schöffer, Verner
panton, François Arnal/Atelier A.
Tandis que la galerie d'art contemporain présente "My
Way" une expo avec notamment Cédric Buchet, Aleksandra
Mir (lien vers zoom ci-dessous), Frank Perrin (voir lien vers zoom
ci-dessous), Philippe Meste.
Jousse Entreprise
Art contemporain
24 rue Louise Weiss
Design
34 rue Louise Weiss
www.jousse-entreprise.com
Mark
Dion & Bob Braine
Neotropic
Depuis 1989,
les artistes Bob Braine et Mark Dion, amis proches et
compagnons de voyage depuis leurs études à la Hartford Art School
en 1981,
se sont aventurés dans les forêts tropicales d’Amérique
Centrale et
d’Amérique du Sud. Attirés par la richesse phénoménale
de leur biodiversité mais aussi par la menace pesant sur leur statut, les artistes ont voyagé dans des régions reculées
de Belize, du Guatemala, du Venezuela, de la
Guyane et du Brésil. Unifier ces explorations a entraîné une
réflexion
complexe sur la nature même du voyage ainsi qu’une évaluation
des
projections et des présupposés culturels sur la jungle. Braine
et Dion ont
tous deux produit d’importants groupes d’œuvres basés
sur leurs expéditions
dans les Néotropiques.
Bob Braine expose des photographies et des dessins s’étendant
des années
1989 à 2003. Paysages tropicaux urbains, représentations de systèmes
forestiers menacés ou documentation sur les campements et les projets
menés
sur le terrain.
in SITU fabienne leclerc
10 rue Duchefdelaville
www.insituparis.fr
Métamorphoses PABLO
ALONSO, ALKIS BOUTLIS, SOPHIE DEBIEUVRE
Du 7 janvier
au 18 février 2006, la galerie Suzanne Tarasiève
présente trois
jeunes artistes au sein d’une exposition collective intitulée
Métamorphoses. Qu’elles soient politiques, environnementales,
culturelles ou
fantastiques, les mutations illustrées par Pablo Alonso, Sophie
Debieuvre et
Alkis Boutlis sont une invitation à se plonger dans des mondes
vus à travers
le prisme de l’imaginaire. Chacun ayant développé un
espace-temps
particulier comme terreau pour ses expérimentations, les artistes
présentent
des travaux qui se complètent par leurs différences.
Les dessins de
Pablo Alonso sont révélateurs
du climat politique, social et
culturel en ce début de XXIe siècle. Une overdose
d’images,
un déluge et un
constant martèlement médiatique conduisent à des
mutations monstrueuses de
la perception de notre environnement.
Les dessins et
les installations poussent le spectateur à se
poser la
question de sa propre responsabilité au sein de la société contemporaine.
Les métamorphoses au sein de l’univers de Sophie Debieuvre
revêtent des
allures plus végétales et plus paisibles. La musique,
l’architecture, les
bribes de conversation sont autant d’influences que l’artiste
absorbe pour
donner naissance à ses dessins. Elle esquisse instinctivement
des formesà l’huile, à la nacre et à la peinture en bombe
sur l’aluminium ou sur le
papier.
Bâtissant une mythologie unique qui comporte sa part de rêve
et d’horreur,
Alkis Boutlis manie la gouache et l’aquarelle pour inventorier
des créatures
chimériques adoptant par moments des allures de personnages
de Disney ou de
Tex Avery qui auraient perdu leur naïveté.
Natalia Grigorieva
Suzanne Tarasieve Paris
171 rue du Chevaleret
www.suzanne-tarasieve.com
A new video by Omer Fast
Omer Fast, Godville, (Richard Purdy) production still, 2004
Godville est une double projection vidéo composée
d’entretiens avec des
interprètes incarnant chacun un personnage du XVIIIème
siècle
dans la ville coloniale de Williamsburg, devenue aujourd’hui
un «
musée d’histoire vivant » en Virginie aux Etats-Unis.
Le musée, qui fait
partie intégrante de la ville historique qu’il entend
recréer, occupant et
préservant bâtiments et terrains, forme et rémunère
ses résidents pour les
voir rejouer le quotidien de l’Amérique coloniale.
L’exposition est accompagnée d’une publication éditée
par Midway
Contemporary Art et Revolver Verlag.
gb agency
20 rue Louise Weiss
www.gbagency.fr
Poetry from the backyard
group show with:
Myriam Holme
Skafte Kuhn
Gedi Sibony
Kostis Velonis
Art:Concept a le plaisir de présenter pour la première
fois en France le
travail de quatre jeunes sculpteurs.
L’artiste allemande Myriam Holme réalise des pièces
bidimensionnelles et
tridimensionnelles en utilisant différents assemblages de
matériaux.
D’étroites relations émergent entre le connu
et l’inconnu. Elle trouve un
terrain entre rationnel et irrationnel, dans lequel elle transforme
cette
accumulation d’éléments (bambou, papier transparent,
aluminium, fils et
piments) en pure élégance et poésie.
Les sculptures de l’artiste allemand Skafte Kuhn se basent
sur la
combinaison de formes cristallines, faites de petits morceaux de
carton,
couverture de disques et résine époxy. Comme un moment
figé, ses sculptures
semblent être la métaphore de l’oscillation entre
romantisme et la réalité de notre environnement.
L’artiste américain Gedi Sibony assemble avec succès,
abstraction avec le
minimalise formel. Sa stratégie de construction, basé sur
une improvisation
orchestrée, donne vie à des sculptures à l’apparence éphémère,
réalise en
tapis industriels, bois contre-plaqué et sacs-poubelles. Sélectionné pour
la
biennale du Whitney, Gedi Sibony est un des artistes américains
les plus
controversés et rejoints depuis peu Art:Concept.
L’artiste Grecque Kostis Velonis s’intéresse aux
imperfections du
modernisme. Fasciné par l’architecture et l’habileté techniques,
Velonis
construit des structures très compliquées qui refusent
la brillance du
produit fini. Nourries de différentes cultures, ses sculptures
font penserà des objets religieux avec un intérêt
pour la monumental.
Art : Concept
16 rue Duchefdelaville
www.galerieartconcept.com
" Group Show"
Banc vache "Belinda" de Julia Lohmann, en bois, cuir et
mousse.
Galerie Kreo
22 rue Duchefdelaville
11 rue Louise Weiss (Show room)
www.galeriekreo.com