Interrompant
pour un temps le principe des présentations
de mouvements artistiques ou de monographies, tout en resserrant
l'accrochage sur un seul étage du Musée, Big Bang constitue
une expérience inédite.
Ce redéploiement se fonde sur une thématique cruciale
pour comprendre l'art depuis le début du 20e siècle
: le « Big bang » moderne. Revendiquant une liberté radicale
et pulvérisant les valeurs établies, le projet moderne
a produit une destruction créative. Il a d'abord été le
lieu d'une crise profonde de la représentation, fondée
sur un désir de réinventer sans cesse de nouvelles
formes : déconstruction des formes par le cubisme, défiguration
par l'expressionnisme, subversion des images par le dadaïsme,
autonomie constructive avec l'abstraction… La scène
de l'art a été un terrain d'expérimentation
où se sont exprimées toutes les recherches et toutes
les revendications. Affranchis du poids de l'Histoire et du carcan
de la culture académique, les artistes ont apporté un
renouvellement fécond de la perception qui a façonné de
manière irréversible nos consciences contemporaines.
Conçu à partir
de l'idée d'une expansion continue
des formes et des forces créatrices depuis un centre originel
détruit, ce nouveau parcours de la collection s'articule autour
de huit sections, attitudes ou champs d'investigation qui sont au
cœur des expérimentations des artistes : Destruction,
Construction / Déconstruction, Archaïsme, Sexe, Guerre,
Subversion, Mélancolie et Réenchantement. En donnant à voir
le lien étroit qui unit destruction et création, c'est
un éclairage inédit des phénomènes culturels
et artistiques du 20e siècle, ainsi qu'une compréhension
des pulsions et des procédures à l'œuvre qui sont
aujourd'hui proposés....
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