Jurassic
Pork est l’une des installations
les plus importantes d’Alain Séchas, des plus humoristiques
aussi. Muni d’une lampe torche, le visiteur est invité à pénétrer
dans une salle plongée dans la pénombre. Il est d’abord
intrigué par une présence physique et lumineuse au
centre de cet espace et devine dans le faisceau de sa lampe un cochon
noir doté d’ailes de chauve-souris qui semble voler
sur place en battant des ailes dans un mouvement rotatif. Ce cochon
en résine synthétique est en fait fixé au plafond
avec un système mécanique, tel un mobile. À la
place des yeux, il est doté de deux sortes de phares qui balayent
les murs de l’espace sur lesquels se trouvent une série
de dessins. Une machine à fumée amplifie l’effet
dramatique. Dans un mouvement à la fois ludique et contemplatif,
le visiteur est amené à décrypter les parois
de cette sorte de grotte à mi-chemin entre le caveau et la
fresque pompéienne.
Après avoir été la cible des aventures mouvementées
d'Artémis et de Siegfried au Palais de Tokyo au printemps
dernier, le Jurassic Pork est de retour à Toulouse dans sa
nouvelle version augmentée de deux sculptures et d'un cycle
de dessins qui ont été coédités par les
Abattoirs et Onestar Press.
Avec cette œuvre, Séchas développe une voie
peu empruntée dans l’art contemporain dans le rapport
sculpture/dessin monumental.
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