Pour une exposition récente, Nicolas Fédorenko
déclare sa volonté de « faire des peintures comme
des panneaux
routiers, évidents, péremptoires, indiscutables.. »
Il puise dans l’histoire de la peinture ou dans notre actualité des
icônes prêtes à toutes les métamorphoses,
même les plus brutales. La Diseuse de bonne aventure de La Tour
croise des animaux-jouets ou des symboles de l’industrie culturelle… Il
multiplie les interprétations et invente un univers autonome, à la
confluence de la gravure, du dessin et de la sculpture ou du design
dans l’espace public.
La gravure impose une relation à l’espace plus proche
de la sculpture que l’artiste développe aujourd’hui
dans le contexte urbain et si les formats revendiquent le mur et martèlent
des images aux dimensions monumentales, les objets en fonte jouent
la discrétion dans l’espace public de la ville. Gargouilles
d’arrosage automatique, grilles avaloirs d’eaux pluviales
etc... assurent une fonction précise dans une relation directe
avec le vivant.
De la salle d’exposition aux rues des grandes villes, le projet
artistique de Nicolas Fédorenko se rassemble dans la
nécessité de cette relation.
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