La galerie
susan nielsen présente du 2
février au 1er mars 2008 BREATHING SPACE - part I, une exposition
collective articulé autour du pouvoir de déstabilisation
de l'écriture architecturale.
Elle présente une installation de peinture murale, photos
et collages de MARY LUM, États-Unis, des peintures récentes
de PATRICK CORNILLET, France, et de TREVOR AMERY, États-Unis,
ainsi qu'une installation vidéo de LAURI ASTALA, Finlande,
qui est également présent avec une exposition personnelle à l'
INSTITUT FINLANDAIS 60 rue des Ecoles 5°, du 17 janvier au 8
mars 2008.
La nature architecturale spécifique de la ville influe sur
le cadre de vie de nombre d’entre nous. BREATHING SPACE se
propose d’explorer la manière dont nous percevons ses
dimensions, perspectives, et structures. Elle aborde des questions
ayant trait à la perception en s’interrogeant sur la
manière dont l’esprit humain traduit briques et mortier
en une sensation d’espace, comment il détermine les
perspectives, et comment notre vision transforme la peinture en expérience.
Perspectives étranges, mises au point et angles de vue inhabituelles,
visions brouillés, perturbent l’expérience de
l’espace chez le spectateur, et créent une perte de
repères troublante. L’exposition joue avec la tension
entre la manière dont nous percevons la réalité et
la logique avec laquelle nous tentons de rationaliser notre perception.
Les œuvres recentes de l’artiste français PATRICK
CORNILLET (1968) présentent des structures austères
dans des environnements vides. Des lieux dans un non-espace, des
fragments d’une architecture énigmatique comme laissée
en suspend par son visiteur. Ressemblant à une partie de jeu
vidéo, ces peintures tentent de pousser le spectateur à suivre
leurs structures complexes à la recherche d’une sortie.
Mais il n’y a pas d’issue ; en fait il n’y a pas
plus d’entrée. Le spectateur est pris au piège
d’un espace illusoire.
L’artiste américaine MARY LUM (1951) créée
des espaces architecturaux à partir de bandes finement découpées
de vieux comics ou de bandes dessinées avec lesquelles elle
marque un espace provisoire. Utilisant un matériau instinctivement
reconnaissable mais extrêmement fragmenté, Mary Lum
créée une sensation de déjà-vu, ou la
réminiscence de quelque chose qui pourtant nous échappe.
Réduisant les comics au seul cadre du récit, elle ampute
les images de toute narration, créant un lieu sans références
d’action ni de temps. Dans l’exposition actuelle, Mary
Lum présente une peinture murale ainsi que deux séries
de dessins, collages et photos qui composent avec la structure d’objets
et lieux de la ville qui entrent dans notre champ de vision – souvent
inconsciemment. Dans la peinture murale, les bandes transposées à une échelle
inhabituelle s’emparent d’un angle de la galerie dans
lequel elles créent un espace équivoque qui trouble
les perspectives.
L’artiste américain TREVOR AMERY (1983) explore le champ
entre la photographie et la peinture. Ses toiles offrent un aspect
réaliste uniquement dans la mesure où il place des
images photo-réalistes dans un cadre unidimensionnel. Cela
empêche le regard du spectateur de pénétrer l’espace
de la toile, et le laisse avec une étrange sensation d’exclusion.
Dans le même temps, le motif réaliste reste une invitation évidente à observer
et reconnaître, et la combinaison de ces stratégies
contradictoires se ressent dans l’oscillation du spectateur
entre le sentiment de rejet et d’encouragement.
L’œuvre de l’artiste vidéo finlandais LAURI
ASTALA (1958) se réfère à la phénoménologie
par l’étude des expériences et perceptions humaines
d’un point de vue objectif, les détachants ainsi des
analyses scientifiques habituelles. Dans ses installations vidéos,
il se base souvent sur des modèles scientifiques, tout en
tentant de nous faire ressentir que les fondements de la science
ne sont pas scientifiques, mais philosophiques. En réalisant
des vidéos sur la manière dont les éléments
naturels comme la lumière, l’ombre ou le vent, affectent
notre appréhension de l’espace architectural, Lauri
Astala ouvre nos esprits sur la façon dont nous percevons
notre environnement. L’une des forces de telles œuvres
est de nous placer en observateur de notre condition de spectateur.
LAURI ASTALA est également présent avec une exposition
personnelle à l' INSTITUT FINLANDAIS 60 rue des Ecoles 5°,
du 17 janvier au 8 mars 2008
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