 |
|  |
| |
Lilian
Bourgeat Objets extraordinaires 1998-2008
Expositions > Arts Plastiques
du 2 février au 27 avril 2008
|
 |
| |
Depuis
plus de dix ans, Lilian Bourgeat réalise des installations composées d’éléments
surdimensionnés issus de notre quotidien. Leur étonnant
changement d’échelle les prive de leur
fonctionnalité originelle et les fait basculer dans un autre
univers, celui de l’extra ordinaire. Ces
objets manufacturés, usuels et quelconques, en perdant l’insignifiance
inhérente à leur statut
acquièrent dès lors une autonomie. Le spectateur se retrouve
face à des fragments de son univers
familier dépossédés de leur caractère rassérénant.
Lilian Bourgeat, de manière indirecte ouà l’inverse très directe, en sollicitant l’intervention
du public, confronte ce dernier à des expériences
singulières, déstabilisantes. La pièce en cours
de création, produite par le CCC de Tours, Le dîner
de Gulliver, illustre parfaitement cette notion d’interaction
; le mobilier et la vaisselle conçusà l’échelle 2,5 serviront à de vrais repas, le visiteur
se glissant alors dans la peau de Gargantua.
L’artiste a d’ailleurs déjà expérimenté ce
principe avec des gobelets géants (46 cm de haut sur 38
cm de diamètre), réellement utilisés, non sans
difficulté et incident, lors de l’inauguration en 2003
de l’exposition Vernissage à l’Atheneum de Dijon.
Au gigantisme des oeuvres s’ajoute une dimension surréaliste
; la pièce Invendu-Bottes (2007)
propose ainsi de manière énigmatique deux pieds gauches. À l’image
d’Alice, le spectateur est
projeté dans un monde merveilleux, absurde et ambigu, oscillant
entre inquiétude et ingénuité.
Vingt et un de ces Objets extraordinaires couvrant une période
de création de douze ans (1996à
2008) seront présentés au musée des beaux-arts
de Dole. Trois d’entre eux sont inédits dont
Le dîner de Gulliver, ainsi que le Trace lettres et Podium produits
par le musée des beaux-arts
de Dole.
L’oeuvre de Lilian Bourgeat ne manque évidemment pas d’humour,
même s’il peut revêtir parfois
un caractère grinçant. L’artiste n’hésite
pas, comme avec l’oeuvre Piggy bank (1998), un cochontirelire
géant, à dénoncer sans détour les excès
du marché de l’art, notamment la spéculation
réalisée autour de certaines oeuvres.
Cette causticité est renforcée par la collaboration entre
le plasticien et Philippe Vuillemin. Le
caricaturiste propose un dessin mettant en scène chaque oeuvre
de l’artiste dans une situation
drolatique qui chahute de nouveau le monde de l’art contemporain
et ses acteurs.
Caroline Passaret
|
| |
Adresse
:
Musée des beaux-arts
de Dole
85, rue des Arènes
39100 Dole
tél. 33 (0)3
84 79 25 85
musee.dole@wanadoo.fr
ouvert tous les jours,
sauf lundi 10h-12h / 14h-18h, entrée
gratuite
|
| |
Site
Internet
:
http://www.dole.org
http://www.musees-franchecomte.com
|
| |
| |
|
| |
|
|