(...)
Peindre aujourd'hui relève souvent
d'une théorie entre la question du Formalisme et l'introduction
de nouveaux matériaux. Marielle Paul trouve inutile de s'inscrier
dans cette réflexion sur la fin "encombrante" et
supposée de la peinture. Elle s'engage dans l'atelier avec "concentration",
rigueur, avoue travailler dans la profusion et n'en garder que l'économmie.
Elle peint par séries, à la gouache, uniquement sur
pâpier dont elle garde les pochettes pour transporter les peintures.
Elle peint aussi sur des feuilles de carnets. Elle s'impose un format,
pour se recentrer sur des formes vivifiées par le blanc de
la périphérie, et sur l'acte de peindre, procède
par expérience et élimination. Ses notes d'atelier
nous disent les questionnements, un travail méthodique, presque
ascétique, qui lui a permis de passer de l'image eu paysage
de ses débuts à l'idée d'un paysage traversé d'espaces
multiples, où se surimposent des formes décoratives.
(...)
Extrait du texte de Françoise Daniel, catalogue
Les arbres masqués, 2007
|